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Bruxelles Santé Info n°18

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Au menu de ce numéro de juin 2015 :

Des appareils auditifs pour entendre mieux

Les centres de répit et de court séjour

Bon plan santé : Mariage, une décision personnelle

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 ♦ Des appareils pour entendre mieux

Entendre mal ou ne pas entendre pose de nombreux problèmes pour la vie en société. Comment communiquer avec sa famille, ses amis ou ses collègues de travail quand il n’est pas possible de bien comprendre ce qu’ils vous disent? Pour une personne âgée, cela peut contribuer à l’isolement social. Pour un enfant, mal entendre peut être un obstacle important à l’acquisition du langage et de la parole. Une des solutions aux troubles de l’audition passe peut-être par l’achat d’un appareil auditif que vous aura prescrit l’ORL (Oto-Rhino-Laryngologue, le médecin spécialiste de l’oreille).

Comment faire ?

  1. Si vous ou votre enfant avez des problèmes pour entendre, consultez votre médecin de famille. Lui vous enverra peut-être ensuite voir un(e) ORL.
  2. L’ORL vous dira si vous avez ou pas besoin d’un appareil auditif. Si vous en avez besoin, il vous donnera une prescription pour passer des tests chez un acousticien (= spécialiste des appareils auditifs).
  3. L’acousticien va vous présenter différents appareils. Après vous avoir expliqué leur fonctionnement, il vous indiquera celui qui est le plus indiqué pour vous.
  4. Vous devez tester l’appareil auditif choisi pendant quelques semaines. Au bout de cette période, l’acousticien fera un rapport avec les résultats du test que vous devez remettre à votre ORL.
  5. Sur base de ces résultats, l’ORL fera une prescription pour un appareil auditif. Il vous remettra un formulaire à introduire auprès du médecin-conseil de votre mutualité.
  6. Le médecin-conseil décidera si vous pouvez ou non bénéficier d’un remboursement d’une partie des frais d’achat. Pour cela, envoyez-lui :
    • le rapport avec les résultats du test donné par l’acousticien (= Annexe 12) ;
    • la prescription d’achat d’un appareil auditif de votre ORL (= Annexe 17).
  7.  Attendez la décision écrite (= l’accord) du médecin-conseil avant d’acheter votre appareil auditif.

Pour être remboursé(e)

Informez-vous auprès de votre mutualité.

Si vous avez plus de 18 ans, une quote-part du prix de l’appareil restera à votre charge. Il n’y a pas de quote-part pour les moins de 18 ans.

 

Les centres de répit et de court séjour

Prendre soin de personnes handicapées en grande dépendance est un travail prenant. Les proches qui aident une personne handicapée mobilise souvent toute leur énergie (de jour comme de nuit) pour l’aider dans sa vie quotidienne. Les centres d’hébergement de répit ou de court séjour ont été créés pour permettre aux enfants et adultes présentant un ou plusieurs handicaps, ainsi qu’à leur entourage, de souffler et prendre du recul.

Il existe à Bruxelles (et en Wallonie) des lieux qui peuvent accueillir les personnes handicapées et leur famille pour des séjours de longue ou courte durée. Certains sont des centres de jour qui ne proposent que des activités en journée. D’autres sont des centres d’hébergement où les personnes peuvent résider l’espace de quelques jours. Parfois, des locaux sont également mis à la disposition des parents ou autres proches qui les accompagnent.

Existe-t-il des conditions d’accès ?

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Trois conditions doivent être réunies pour que votre demande soit prise en compte.
Il faut :

  • • être admis au Service PHARE. Celui-ci fournit des informations, conseils et interventions financières aux personnes handicapées habitant Bruxelles ;
  • • présenter un handicap très sévère qui restreint grandement l’autonomie. Cela veut dire que la personne handicapée a des besoins très importants d’aides ou de soins dans la vie de tous les jours ;
  • • être sans solution d’accueil de jour ou d’héber- gement. Ou encore, il faut être dans une situation d’accueil qui est insatisfaisante...

Vous souhaitez en savoir plus ?

Contactez le Service Phare
Rue des Palais, 42 - 1030 Bruxelles
Tél. : 02/800.82.03 (du lundi au vendredi entre 9h00 et 12h00).
Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Site : Phare

Témoignage d’une maman

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«Mon fils aîné Rajiv est lourdement handicapé suite à un accouchement difficile. Matin et soir, je veille et prends soin de lui. Autrement, ce ne serait pas possible pour lui. Mon mari et mon autre fils m’aident un peu, mais ce n’est pas toujours facile avec leur horaire. Mon mari est commerçant: il commence tôt et termine tard. Notre cadet va à l’école: il a ses devoirs, ses amis, etc. Et je n’ai pas toujours bien accepté leur aide. Je me suis toujours reprochée ce qui était arrivé lors de la naissance de mon aîné : c’est à moi de l’aider pour qu’il soit le mieux possible.

Pendant longtemps, j’ai eu peur de le confier à d’autres personnes ou à des institutions spécialisées. S’ils ne le connaissaient pas, pouvaient-ils le comprendre comme moi? Mais en même temps, j’ai vu que le garder à la maison, et m’en occuper presque seule, n’était pas une solution. L’amour d’une maman ne suffisait pas pour l’aider à se développer.

On m’a parlé d’un centre de répit avec lequel j’ai pris contact. Je ne le regrette pas, car Rajiv y fait depuis de courts séjours d’hébergement. Il y est bien soigné et est heureux de rencontrer d’autres enfants comme lui. Ce qui est bien surtout, c’est qu’il participe à des activités collectives avec les autres enfants. Moi, cela me permet de faire une pause et de reprendre des forces. Ce serait bien qu’il y ait plus de centres pour aider les familles comme les nôtres. » (Salma, 35 ans)

 

Bons plans santé 

Mariage : une décision personnelle

Vous vous souviendrez peut-être ou pas des spots qui étaient passés à la radio et à la télévision l’année dernière. Des jeunes y parlaient d’amour. Notamment de leur choix personnel dans leurs relations affectives et sexuelles. Les spots faisaient partie de la campagne « Envie d’aimer » initiée par l’association Réseau Mariage et Migration pour éviter les situations de mariages forcés.

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« Suite à un mariage précoce que j’ai vécu à 16 ans, j’ai pris un sac, je suis partie et j’ai dit : Non. »

Les paroles sont celles d’une jeune femme qui témoignait dans les spots diffusés l’été dernier. Le choix de les passer à ce moment-là est voulu. Il s’agissait d’attirer l’attention du public sur ce que vivent un certain nombre de jeunes. Pour certains d’entre eux, les vacances signifient retourner dans les pays d’origine de leurs parents. Parfois, ce retour est aussi une occasion, pour les familles, de marier leurs enfants.

Respecter les droits des enfants

Ce type de mariage est arrangé entre deux familles. Les jeunes se marieraient-ils si leurs proches n’étaient pas intervenus? Auraient-ils fait le choix de s’unir ? La campagne « Envie d’aimer » veut faire réfléchir les jeunes et les adultes sur les mariages arrangés, forcés et/ou précoces. Souvent, ces mariages ne résultent pas de la décision personnelle des mariés. Le choix personnel est un élément important du mariage. Les situations de mariage conclu sous la contrainte (= la pression d’autres personnes) ne sont pas acceptables.

Forcer son enfant à se marier, c’est violer ses droits. Par exemple :
• celui de choisir librement son ou sa partenaire ;
• celui de se marier ou pas ;

• celui de continuer sa scolarité ou ses études supérieures, etc. Un(e) jeune forcé(e) à se marier peut-il ou peut-elle être bien dans son corps et sa tête? L’expérience montre que beaucoup de jeunes vivent mal les situations de mariage arrangé ou conclu sous la contrainte.

« En amour, rien ni personne ne peut choisir à votre place. »

Plus d’infos ?

Vous êtes (ou peut-être une personne de votre entourage) concerné(e)? Ne restez pas seul(e) avec vos questions ou votre malaise. Des associations peuvent vous apporter leur savoir et leur expérience. Prenez contact avec l’asbl Réseau Mariage et Migration qui a mis en place un accueil téléphonique anonyme : 0800.90.901. Ce numéro est accessible les lundis entre 10h et 14h et les mercredis entre 14h et 18h.

Tél. : 02/241.91.45
Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.  Site : Mon mariage m'appartient