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Violence et adolescents. Les fausses évidences?

BSS 2002 violence adolescenceLe 5 décembre 2001, à l'initiative de M. le Ministre Didier Gosuin, l'asbl Question Santé, le Centre Local de Promotion de la Santé de Bruxelles et la Ligue Francophone Bruxelloise pour la Santé Mentale organisaient une journée de colloque intitulée "Entre adultes et adolescents : passages et violence".
Ce colloque a réuni près de 200 personnes de secteurs très divers: la médecine scolaire, les centres PMS, le planning familial, la santé mentale, les missions locales, les communes (CPAS, éducateurs de rue, contrats de sécurité, services de prévention), les maisons de jeunes, l'aide à la jeunesse, l'enseignement (enseignants, médiateurs), les maisons d'accueil...

pdfTélécharger la brochure "Violence et adolescents. Les fausses évidences?986.01 Ko

Au cours de la préparation de la journée, l'idée a germé très tôt d'une publication. Mais sous quelle forme? Il nous est apparu que le thème "violence et adolescence" méritait plus que les huit pages d'un dossier dans le trimestriel Bruxelles Santé, et qu'une approche pluridisciplinaire était souhaitable.
Afin de donner la plus large place au travail en ateliers, le colloque avait été introduit par un seul exposé, confié au Dr Jean-Pierre Lebrun, psychiatre et psychanaliste. N'était-il pas pertinent de compléter ce point de vue par celui du sociologue, du criminologue, du philosophe, du psychologue, de l'éducateur, de l'historien...?

Ce numéro spécial 2002 de Bruxelles Santé constitue donc une invitation à poursuivre la réflexion engagée lors du colloque.

Violence et adolescents : les fausses évidences ?

Ce titre montre bien le parti qui est le nôtre dans ce numéro spécial. Ni le concept de violence, ni celui d'adolescence, ni surtout le lien que l'on établit aujourd'hui si facilement entre les deux ne sont marqués du sceau de l'évidence.

On sait que l'adolescence est une notion d'ordre psycho-social plutôt que physiologique, et que son début, sa durée et sa fin varient selon les époques et les cultures. On recourt à ce mot dans les champs de l'éducation, de la psychologie et de la santé (lorsque le droit intervient, on parle de «mineur d'âge»). Mais, couramment, tout un chacun dit : «les jeunes», «un jeune»... Ce qui n'est guère plus précis qu'adolescent, comme le montre l'apparition récente de l'expression «jeune adulte», qui vise justement à repréciser les choses1. Finalement, le «jeune» serait-il avant tout celui qui est désigné comme tel par la société ?... Nous ne trancherons évidemment pas ici; contentons-nous de rappeler l'ambiguïté de ces mots.

L'acception du terme"violence" n'est pas plus manifeste. La violence va au-delà de l'agression, et elle se distingue de l'agressivité, qui a une composante posi comtive, assertive : une certaine agressivité est nécessaire pour s'affirmer et prendre sa place2. Une problématique éminemment adolescente !
Quoi qu'il en soit, le terme est devenu aujourd'hui un véritable fourretout. Il couvre un vaste ensemble de comportements allant des tags dans l'espace public aux attentats politiques, en passant par la grossièreté et les agressions verbales à l'école et dans la rue, les coups et blessures, le vandalisme, les rackets, cambriolages, car-jackings et autres home-jackings, les comportements liés à l'usage de drogues, les bandes urbaines, les crimes privés, l'exploitation des prostituées, les attaques de fourgons blindés, le banditisme international... Arrêtons-nous là.

Accoupler deux concepts flous, c'est produire du flou"au carré", et de façon insidieuse. La "violence des jeunes" finit par aller de soi : tout le monde hoche la tête avec inquiétude mais, en fait, de quoi parle-ton ?...
Il importe particulièrement de souligner que, peu ou prou, explicitement ou implicitement, l'association verbale de"violence" et de "jeunes" recouvre très souvent un amalgame jeunesse-violence-immigration- quartiers "défavorisés"3.

Ce qui donne envie de questionner les liens entre :

  • l'absence de politique d'immigration et d'intégration (la Belgique n'a eu — et n'a toujours en vue, semble-t-il — qu'une politique d'importation de main-d'oeuvre étrangère);
  • les choix politiques en matière d'urbanisme pendant des décennies, surtout dans les quartiers populaires et particulièrement à Bruxelles (d'où le terme péjoratif de «bruxellisation», internationalement connu);
  • la crise de l'Enseignement, qui se manifeste par la dévalorisation de la fonction et de la profession enseignantes, la multiplication anarchique des fonctions de l'école (instruction, socialisation, transmission de valeurs, prévention de divers risques, formation professionnelle et même «occupation» des jeunes jusqu'à la majorité légale) et, en Communauté française, les difficultés de financement du système éducatif;
  • l'approche sécuritaire qui prédomine en matière de politiques sociales depuis au moins une dizaine d'années.

Avec, en toile de fond, l'individualisme contemporain, qui fait de l'individu la mesure de toute chose, y compris des comportements sociaux, et qui débouche — récemment : depuis les années 80 — sur l'envahissement de l'espace public par la sphère privée (des graffiti aux tags sur nos murs, de Psy-Show à la "télé-réalité" sur nos écrans, du walkman dans le métro au téléphone portable dans les cinémas, en passant par la sono mega-bass se déversant par les fenêtres ouvertes des voitures). Où sont encore les points de repère communs dans "une société qui reporte sur tous les individus des responsabilités auparavant prises en charge institutionnellement à l'extérieur d'eux-mêmes"4 ?

Avec, aussi, la crise de l'autorité qui marque la société occidentale depuis... les années post-68 ("il est interdit d'interdire") ? Les lendemains de la deuxième guerre mondiale (les massacres industriels au nom de la raison d'Etat) ? Les lendemains de la première guerre mondiale (l'absurde boucherie humaine à une échelle inégalée) ? Le cynisme des années "fin de siècle" (après deux Républiques, deux monarchies, deux Empires et une Commune fusillée) ? L'avènement sanglant de la démocratie moderne à la fin du XVIIIe (le roi-père basculant sur la machine à décapiter) ?...

Si ces questions donnent le vertige — façon moins définitive de perdre la tête —, revenons à une question plus basique : pourquoi diable lions-nous si facilement "violence" et "jeunesse" ? Bien sûr, les médias sont en cause. Mais aussi nos représentations de la jeunesse... Menaçante dans une population vieillissante ? (Non seulement elle nous pousse dans le dos comme tous les jeunes l'ont toujours fait pour leurs aînés, mais en plus elle n'est pas assez nombreuse pour payer nos pensions !) Et nos représentations de la violence : des représentations propres à une population globalement aisée, qui ne subit pas ou ne voit pas ou tolère les violences économiques, sociales, culturelles, éducatives que vivent au quotidien nombre de jeunes. Des jeunes dont les plus violents ont peut-être plus d'un point commun — sur les plans économique, social, culturel, linguistique — avec nos aïeux des années 20-30, et n'ont pas les perspectives d'ascension ni même d'intégration sociales de nos aînés dans les années 50-60.

Violence et adolescence : le sommaire

Comme il l'a fait lors de la journée de colloque, Jean- Pierre Lebrun introduit cette série de contributions. Son exposé5 montre que le "conflit des générations" est aujourd'hui extrêmement difficile à soutenir par les adultes en raison même de notre évolution sociale, politique et culturelle: "l'argument d'autorité" n'est plus aujourd'hui recevable. Face à cette difficulté, beaucoup démissionnent ou se réfugient dans l'autoritarisme, deux attitudes qui ne permettent pas à l'adolescent de trouver sa place en s'appuyant sur des interdits structurants, et qui engendrent une escalade de violences. Comment retrouver une place d'adulte, une place différente de celle de l'adolescent, dans un contexte égalitariste ? Jean-Pierre Lebrun plaide notamment en faveur de la solidarisation des adultes et de ce qu'il appelle "l'art de la conversation"...

Un recadrage historique nous semblait indispensable. Nous nous posions deux questions : la violence des jeunes est-elle un phénomène spécifiquement contemporain ? Et quelles sont les particularités de la violence des jeunes aujourd'hui ? Marie-Sylvie Dupont-Bouchat souligne que la notion de violence des jeunes s'est construite récemment, au XXe siècle, parallèlement à la construction de la notion de jeunesse en tant que classe d'âge et catégorie sociale distinctes de l'enfance. Elle peint l'évolution des représentations sociales (des "apaches" du début du siècle aux "jeunes casseurs" d'aujourd'hui, en passant par les "blousons noirs" des années 50) et juridiques (de la criminalité infantile à la délinquance juvénile) et rappelle en conclusion que la question de la violence des "jeunes" doit aussi être posée en rapport avec la culture propre à cette classe d'âge.

Partant du constat que les jeunes semblent être perçus aujourd'hui comme de plus en plus violents, Carla Nagels interroge le concept même de violence, dont elle expose la complexité et les ambiguïtés. Le Code pénal n'en donne pas une définition univoque, et les statistiques criminelles doivent être lues avec prudence. Le discours scientifique sur la recrudescence de la violence des jeunes, quant à lui, est extrêmement divers; il avance des explications tantôt neuro-biologiques, tantôt psychologiques au sens large (comprenant les aspects éducationnels, familiaux, culturels et médiatiques de la question), tantôt sociologiques. Carla Nagels propose néanmoins une définition de la violence; elle termine sur quelques pistes de réflexion quant au rôle des facteurs démographiques, politiques et économiques dans nos représentations de la violence des jeunes.

Les médias sont souvent incriminés dans les comportements violents des jeunes. Certes, cette idée n'est pas neuve6, mais aujourd'hui les jeux vidéo, les effets spéciaux dans les films de terreur et les sites pornographiques sur internet semblent confirmer sa pertinence. Plusieurs meurtres et agressions commis par des adolescents en référence à des films ne lui donnent- ils pas un poids accru ? Serge Tisseron, après avoir défini ce qu'est une "image violente", cite trois moyens que l'on peut mettre en oeuvre pour gérer le choc émotionnel des images : le langage, l'imaginaire, le non-verbal. Il souligne que le stress des images violentes encourage les comportements grégaires des enfants, et que la fascination engendrée par ces images peut produire le désir d'imiter le modèle pour atteindre une jouissance narcissique. Enfin, il suggère aux éducateurs des priorités très concrètes pour une éducation à l'image.

Suivent trois contributions sur un thème qui a donné lieu, il y a quelques mois, à maintes controverses dans la presse : la violence à l'école. Damien Favresse et Danielle Piette, après avoir rappelé les caractéristiques des adolescents violents et l'importante fonction de socialisation de l'école, développent le rôle que celle-ci peut jouer dans le renforcement de comportements antisociaux qui, généralement, dépassent le cadre scolaire. Se basant sur une série d'entretiens menés avec des jeunes en difficulté d'insertion scolaire (et reproduisant des extraits significatifs de ces entretiens), ils pointent les violences institutionnelles, la relation professeurs-élèves et l'inscription dans une "socialisation de l'exclusion". Pour terminer, ils proposent des pistes d'intervention dans une optique de promotion de la santé des jeunes à l'école.

Benoît Galand est l'un des auteurs de la première "enquête de victimisation" menée au niveau de l'ensemble de l'Enseignement secondaire en Communauté française. Ce type d'enquête vise à cerner non seulement les agressions dont se disent victimes élèves et équipes éducatives, mais aussi leur vécu de la violence et leur perception de l'insécurité à l'école. Les résultats mettent à mal les images spectaculaires, notamment celles avancées par les médias. Plutôt que les délits (agressions physiques, racket, etc.), c'est une "violence" verbale, comportementale et relationnelle, répétée au quotidien, faite de non respect des autres et de mépris des règles, qui est vécue par enfants et adultes comme une source de stress et de perte de confiance en soi. Benoît Galand souligne aussi, dans cet interview, les enjeux fondamentaux de la violence à l'école en termes de pédagogie, de projet éducatif d'établissement et, surtout, de politique éducative au niveau de la collectivité.

Pour clore ce trio d'articles consacrés à l'école, la parole à Bernard Defrance, le seul "prof"7 parmi nos auteurs. Il relativise d'abord la violence dans "nos" écoles : elle était bien plus grande au XIXe siècle, et elle est pire, ailleurs, aujourd'hui. Il pointe aussi les conditions nouvelles que connaît actuellement l'école et l'écartèlement qu'entraîne la diversité de ses missions. S'attachant aux causes de violence externes (chômage, déstructuration du tissu urbain, perte de l'esprit civique), il prend à bras-le-corps les causes internes à l'école : dégradation du "climat" institutionnel, perte des repères dans les rapports enseignants- élèves, non-séparation des pouvoirs alors même que l'on veut inculquer la citoyenneté. Très concrètement, à travers des questions comme celles de la loi (comment on définit et applique les règles du vivre-ensemble), de la punition (les châtiments corporels n'ont pas disparu...) ou de l'évaluation (dans ce domaine, le prof est à la fois entraîneur et arbitre !), il nous invite à une relecture radicale du rapport entre école et violence.

Les deux interviews qui suivent s'attachent, l'un aux jeunes des "quartiers", l'autre à ceux qui fréquentent des institutions de protection de la jeunesse.

A partir d'un constat qui fait aujourd'hui l'objet d'un consensus (les "socialement exclus" sont aussi concentrés dans certains quartiers), Bernard De Vos dénonce la dualisation sociale qui sévit actuellement : les uns vivent dans de "beaux" quartiers, vont dans de "bonnes" écoles, sont de "bons" élèves et ont accès à la culture; les autres vivent dans des quartiers "défavorisés", vont dans des écoles-"poubelles", dont ils décrochent plus ou moins tôt et plus ou moins souvent, et ne maîtrisent même pas la langue écrite. Les uns et les autres ne se croisent pratiquement jamais. Cette description, qui, résumée ainsi, peut paraître caricaturale, s'appuie néanmoins sur une longue expérience de terrain. Bernard De Vos plaide pour un réinvestissement massif dans l'éducation de tous les jeunes et contre les politiques sécuritaires territoriales, qui aboutissent à stigmatiser encore davantage ces quartiers et leurs habitants.

Isabelle Ravier est l'un des auteurs d'une recherche qualitative menée auprès de mineurs délinquants placés en IPPJ8 — une mesure particulièrement sévère. Brossant d'abord le profil général de ces jeunes, elle montre les ambiguïtés des IPPJ : une alternative à l'incarcération mais, dans les sections fermées, de profondes analogies avec le fonctionnement des prisons; le paradoxe permanent "isoler pour réinsérer"; le discours de la carotte et du bâton... Elle développe aussi les diverses stratégies qu'adoptent ces jeunes, en fonction du contexte institutionnel mais aussi de leur niveau préalable d'insertion sociale et des rencontres qu'ils peuvent faire. Une des caractéristiques les plus négatives du placement en IPPJ, en termes de réinsertion, étant ce "temps suspendu" qui, justement, ne permet pas de se remettre en projet. Cependant, nombre de ces jeunes sont déjà trop loin dans la marginalisation sociale et dans leur parcours de délinquant pour que les chances de les voir trouver une place sociale "normale" soient bien grandes.

L'article qui termine cette série "boucle la boucle" amorcée par le premier : car si le Centre Local de Promotion de la Santé de Bruxelles était l'un des organisateurs du colloque du 5 décembre 2001, ce n'était pas seulement en raison de ses missions de coordination locale mais parce que, depuis plusieurs mois, il avait organisé, en collaboration avec l'asbl Repères, des ateliers autour du thème "prévention de la violence, violence de la prévention". Ces ateliers s'adressaient aux professionnels des secteurs médico-socio-éducatifs bruxellois confrontés à la question de la violence. Leurs animatrices, Patricia Piron et Catherine Végairginsky, expliquent l'origine et le cheminement des groupes de travail et formulent quelques hypothèses, questions et réflexions visant à aider l'intervenant à se positionner individuellement mais aussi institutionnellement.

Notes
1. Lorsque, le 14 juillet dernier, à Paris, un coup de feu est tiré au moment du passage du Président Chirac, France-Inter parle d'abord du tireur comme d'un "jeune". On apprendra par la suite qu'il s'agit d'un homme de 25 ans.
2. Jacques Pain (La violence institutionnelle? Aller plus loin dans la question sociale, Cahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseaux, n° 24, 2000, pp. 133-155) définit l'agressivité comme "la capacité à l'agression, c'est-à-dire le potentiel d'affirmation de soi en situation. Comme de coutume, ce n'est jamais entièrement positif ou négatif, il y a là de l'assertivité autant que de la brutalité." Quant à la violence, l'étymologie du mot renvoie à l'usage de la force (physique) mais, bien au-delà, "il y a toute l'histoire humaine, où la violence est constante, consciente, organisée, dans la plupart des cas de référence. La violence est une culture, avec ses rites, ses rituels, ses normes, ses figures, une culture proprement humaine où le désir 'dénature' l'agression, pour mieux détruire. (...) Ainsi l'agression serait de l'ordre du maintien identitaire, de la répétition assertive, 'en aveugle'. Alors que la violence serait dans l'entreprise et l'intention de nuire, dans une culture intersubjective de la destruction." 
3. Pour employer une expression courante mais particulièrement hypocrite. Car on semble avoir peur de "populaires" ou "pauvres" (monsieur et madame tout-le-monde, moins prudes, parleront du "quartier turc" ou du "quartier marocain"). On pourrait employer "délaissés", qui implique un complément (délaissés... par qui ?), ce qui a le mérite de rappeler que ces quartiers ne sont pas tels "par eux-mêmes" ni "en soi" et que la responsabilité collective est engagée dans cette situation, qui n'est pas née d'hier.
4. Alain Ehrenberg, L'Individu incertain, Paris, Calmann-Lévy, 1995, coll. Hachette Pluriel, n° 964, p. 313.
5. Présenté ici dans une version réécrite, et suivi de la transcription de quelques échanges avec la salle qui complètent utilement l'exposé.
6. En 1969, par exemple, un concours interscolaire patronné par l'Education Nationale (la Belgique et son système d'enseignement étaient encore unitaires) proposait aux étudiants de "rhéto" ce thème de dissertation : "Parents, éducateurs et moralistes s'inquiètent des effets que peuvent produire les nombreuses scènes de violence présentées par le cinéma, la télévision et certaines publications. Pensez-vous que ces exemples exercent une influence sur l'état des moeurs ? Pensez-vous que la jeunesse y soit particulièrement sensible ? Doit-on pourtant tenir pour assuré que la représentation de scènes de violence exerce nécessairement une influence pernicieuse ?" 7. Non le seul enseignant, mais le seul à enseigner à des adolescents (dans les filières techniques de l'Education Nationale, en France).
8. Institution publique de protection de la jeunesse.

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