Question Santé       Facebook  Twitter  header vimeo
Inscription Newsletter  INSCRIPTION NEWSLETTERS  PRESSE

www.prevention-ecole.be

Mandatés par la Fédération Wallonie-Bruxelles pour mettre sur pied des Points d'Appui aux écoles en matière de prévention des Assuétudes (PAA), les Centres locaux de promotion de la santé sont chargés de jouer un rôle d'interface entre le monde scolaire et les structures de prévention des assuétudes susceptibles d'y intervenir. Diagnostiquer les besoins, faciliter les connexions et dynamiser le réseau, telles sont les missions du PAA. Soucieux de coller à la réalité de son terrain, le CLPS de Bruxelles a entrepris de sonder le milieu scolaire bruxellois, de prendre le pouls des attentes et besoins des acteurs qui l'animent. L'enquête « Assuétude » avait pour principal objectif de faire le point sur la façon dont les acteurs scolaires vivent, appréhendent et gèrent les comportements à risques de leurs jeunes ouailles.

Parmi les nombreux constats dégagés par l'enquête, il ressort que les acteurs scolaires ont quelque difficulté à voir clair dans la jungle des ASBL chargées d'intervenir en milieu scolaire pour organiser la prévention des assuétudes. Une foule de questions ont ainsi émergé : quand et dans quelles conditions faut-il faire appel à la police ? Quelles sont les associations compétentes pour intervenir ? Sur quelles bases ou selon quels critères choisir l'intervenant pouvant convenir à l'école, à la problématique rencontrée, aux attentes des acteurs, etc. ?

Sous l’impulsion et la coordination du CLPS de Bruxelles, six associations bruxelloises (FARES, Infor-Drogues, Le Pélican, Modus Vivendi, Prospective Jeunesse), parties prenantes du PAA – lequel, comme son nom ne l'indique pas, regroupe des associations issues de secteurs autres que celui des assuétudes, son objet étant la prévention des conduites à risques des adolescents dans leur globalité –, ont en conséquence décidé de se concerter et d'échanger sur leurs pratiques respectives.

Le but de cette concertation : construire une stratégie commune afin d'accroitre la visibilité du « secteur assuétudes » au sein des écoles et clarifier l'offre de services sur lesquels peuvent compter les acteurs scolaires.
Cette volonté de travailler entre pairs peut a priori sembler aller de soi. Toutefois, à l'instar des enseignants d'une même discipline qui, au sein d'une école, se mettent en tête de travailler ensemble sur un programme de cours commun, les choses se sont révélées beaucoup plus complexes. Alors qu'au départ tout le monde pensait que cette concertation intra-sectorielle aboutirait au bout de quelques heures de réunion, le groupe dans son ensemble a été frappé de réunionite aigüe, maladie bien connue du milieu associatif. Ce n'est donc pas une mais bien 18 réunions étalées sur un an et demi qui se sont, au final, révélées nécessaires pour se concerter et élaborer notre offre de services. C'est que, tout comme l'enseignant qui s'extrait de son espace classe où il est le seul maître à bord face à ses élèves pour échanger avec ses pairs et expliciter sa pratique pédagogique, le fait pour chacune des associations de prendre du recul par rapport à sa tambouille interne et de prendre du temps pour se mettre au clair sur ce qui la différencie des autres (la spécificité de son mode d'intervention) est loin d'être une sinécure. Dans le secteur de la prévention, on pratique beaucoup, mais on n’a point l’habitude de mettre des mots sur cette pratique. Reste à vous présenter le produit final, fruit de longues palabres inter-associatives. Ce produit est en fait la meilleure réponse que nous ayons pu trouver par rapport à plusieurs questions de fond.

  • Comment présenter une position commune de la prévention ? En la matière, on sait combien les représentations de chacun peuvent diverger, même au sein du secteur des assuétudes.
  • Comment penser une collaboration entre associations en articulant des pratiques issues d'ancrages théoriques différents ?
  • Comment établir un référentiel commun aux associations afin de présenter aux acteurs du monde scolaire un secteur de prévention des assuétudes cohérent et concerté ?
  • Enfin, quel est le mode de communication le plus adéquat pour nous faire entendre et voir du monde scolaire.

Vaste programme qui nous a très vite conduits à l'idée d'un site internet. Bien que toujours joyeuse, la « bataille » fut rude pour trouver la voie nous permettant de transmettre notre message de façon à la fois ludique et compréhensible par des acteurs issus d'autres secteurs que le microcosme de la prévention. C'est qu'en plus d'être régulièrement atteint de réunionite, ce dernier est souvent frappé d'une forme rare de la malédiction de Babel consistant à parler une langue seulement comprise des initiés.
Nous avons donc pris l'option d'adopter le point de vue des acteurs scolaires. Pour ce faire, nous avons rédigé six situations que nous avons estimées exemplatives des problématiques rencontrées par ces acteurs et sur base desquelles ces derniers sollicitent notre intervention.
En regard de la situation de départ, une série de questions retracent à la fois la façon dont nous avons coutume d'analyser les demandes qui nous sont adressées et les interventions que nous pouvons proposer au vu du résultat de cette analyse. En fonction de la situation et des propositions d'intervention, le visiteur pourra facilement identifier la ou les associations susceptibles d'intervenir et de répondre au mieux à ses attentes. Rendez-vous donc sur la page : www.prevention-ecole.be

Julien Nève
Prospective Jeunesse

Partager