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Débats n°60

Notre rubrique « Débats » donne la parole aux groupes politiques démocratiques.

 Mieux harmoniser pour moins d’inégalités

Les études scientifiques qui mettent en évidence l’accroissement des inégalités sociales de santé s’accumulent. S’agissant plus particulièrement de Bruxelles, le récent baromètre social de l’Observatoire de la Santé et du Social montre par exemple que l’espérance de vie à la naissance est de trois ans plus élevée dans les communes les plus aisées que dans les communes les plus pauvres.
L’Observatoire pointe ainsi qu’en 2008, près d’un quart des ménages bruxellois disent avoir dû postposer ou renoncer à des soins pour des raisons financières. Cette proportion augmente très fort à mesure que l’on descend dans l’échelle sociale. On mesure dans ce contexte le rôle crucial des CPAS, qui ont parmi leurs missions l’aide médicale. Or, critères d’octroi de l’aide, types de soins et de traitements, types de prestataires et de services accessibles, niveau et modalité de l’intervention financière varient d’un CPAS à l’autre. Cette hétérogénéité freine l’accès aux soins, entraîne un traitement inégal des usagers selon les communes et complique la vie des prestataires de soins.

Les CPAS bruxellois ont pourtant entamé un travail visant à certaines harmonisations des pratiques (liste de médicaments D remboursés). Ils ont aussi réalisé un travail de comparaison des pratiques entre CPAS. La FAMGB (Fédération des Associations de Médecins Généralistes de Bruxelles) a réalisé de son côté une étude de ces pratiques et fait une série de propositions visant l’amélioration de l’accès aux soins de santé pour les patients en situation précaire. Le SPF Intégration sociale a aussi publié un rapport d’observation des différentes pratiques en matière de carte médicale. Les Ecolos se réjouissent ainsi de voir qu’avance une de leurs vieilles revendications, la généralisation de la carte médicale, que « cela bouge ». Reste à passer des constats partagés aux changements de pratiques.

Anne Herscovici
Députée bruxelloise écolo

La « Maison de Répit » pour enfants gravement malades : une bouffée d’oxygène

Bonne nouvelle : la Maison de Répit pour enfants malades sera opérationnelle d’ici la fin de l’année. Au nom du groupe cdH, je me réjouis de l’aboutissement de ce projet bicommunautaire qui, il faut le souligner, a été soutenu par toutes les formations démocratiques du Parlement bruxellois. Cette première en Région bruxelloise assurera, dans une optique de court séjour, un moment de répit aux familles tout en assurant à leur enfant une qualité de vie et une prise en charge globale dans un environnement à visage humain. En effet, une fois la maladie grave diagnostiquée, les parents sont souvent désemparés devant l’ampleur de la tâche et des difficultés qui les attendent ; de même, ils peuvent être momentanément épuisés par la lourdeur de la prise en charge de leur enfant malade. Face à cette situation, il leur est parfois nécessaire de pouvoir confier celui-ci à des mains expertes et accueillantes afin de « souffler », de « se ressourcer » quelque peu. Or, pour ces familles, il existe un réel déficit de structures intermédiaires entre hôpital et domicile...

La Maison de Répit pour enfants malades se veut précisément être le relais de ces familles momentanément épuisées. Sur les 10 lits disponibles, 8 seront dédiés au répit programmé – soit une période d’une dizaine de jours, renouvelable une deuxième fois dans l’année, en fonction des besoins de la famille – et deux à des urgences, en cas de situation de crise (problème de santé des parents, accident, fin de vie de l’enfant). En outre, deux appartements destinés aux parents leur permettront de rester sur place, épaulés par une équipe de professionnels. Enfin, pour recréer au mieux l’ambiance familiale, une grande partie de la maison sera consacrée aux lieux de vie que l’on retrouve dans une vraie maison. Une structure qui a le mérite de proposer des éléments concrets et humains – accompagnement, soutien, information – bien nécessaires pour les familles concernées par la maladie grave d’un enfant.

Joël Riguelle
Député bruxellois
Président du groupe cdH au Parlement francophone bruxellois

La nouvelle Agence régionale de stationnement respectera-t-elle les professions médicales ?

A Etterbeek, les professions médicales et paramédicales peuvent stationner gratuitement dans les zones réservées aux riverains ainsi que durant le temps d’une consultation, devant les garages privés de citoyens ayant marqué leur accord sur le principe. Un système simple et efficace que j’ai mis en place il y a quelques années dans ma commune et que je souhaite voir étendu à toute la Région bruxelloise. Depuis deux ans, j’interpelle les Ministres de la Mobilité successifs sur la mise en place de l’Agence régionale de stationnement, soulevant divers éléments qui font défaut au projet défendu par l’Olivier, mais les amendements proposés étaient jusqu’il y a peu rejetés en bloc. Je suis toutefois déterminé à continuer mon combat, convaincu que les professions médicales doivent bénéficier de facto d’un stationnement facilité et gratuit, et ce dans toutes les communes bruxelloises, surtout si l’on veut favoriser le maintien des patients et des personnes âgées le plus longtemps possible à domicile. Un acharnement qui semble enfin porter ses fruits, la Ministre de la Mobilité actuelle ne s’opposant plus formellement à cette idée.

En effet, tant les médecins que les paramédicaux et prestataires de soins, dans l’exercice de leurs professions, doivent pouvoir se garer sans frais sur l’ensemble du parc public de stationnement, dans l’ensemble des 19 communes de la Région bruxelloise. Et ce dans l’intérêt d’une partie de la population dont la qualité de vie dépend des visites quotidiennes des professionnels de la santé. Un tel dispositif, gratuit et à l’échelle régionale, doit s’imposer d’autant plus qu’il est déjà présent dans certaines communes et qu’à l’évidence, ce dispositif satisfait tout le monde ! Je plaide donc pour qu’une politique de stationnement concrète et simple soit mise en place afin de favoriser la tâche de tous les professionnels de la santé dans l’exercice de leur fonction, et ce au sein même de l’Agence régionale de stationnement, à l’échelle régionale. J’attends bien entendu les réponses de la Ministre en la matière, suite à une récente interpellation. Réponses que je ne manquerai pas de vous communiquer prochainement.

Vincent De Wolf
Député-Bourgmestre d’Etterbeek (MR)
Vice-président du Parlement bruxellois

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