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Débats n° 58

Notre rubrique « Débats » donne la parole aux groupes politiques démocratiques.

 Transport médico-sanitaire : cherche règles désespérément !

A l’heure actuelle, le transport médico-sanitaire n’est toujours organisé par aucun cadre réglementaire en Région bruxelloise. En d’autres termes, les services ambulanciers non urgents ne sont soumis à aucune condition quant à leurs modalités d’organisation. Il y a déjà sept années pourtant, le magazine Test Santé avait dressé un rapport inquiétant qui épinglait notamment l’absence de normes d’hygiène, de règles sur l’équipement des véhicules, de formation du personnel ou encore le manque de transparence des prix. Sans formation aux premiers secours, que peuvent faire des « ambulanciers » si un arrêt cardiaque survient lors d’un transfert entre une maison de repos et un hôpital ? Comment peuvent-ils définir la meilleure position pour le transport d’une personne âgée ? Quelles sont les garanties offertes sur l’objectivité des tarifs ?

C’est bien simple, toutes ces questions ne trouvent pas de réponses en Région bruxelloise alors que, par exemple, la Région wallonne et la Communauté germanophone se sont déjà dotées de cadres réglementaires. Il est urgent de combler ce chaînon manquant de la couverture sanitaire à Bruxelles en adoptant une législation appropriée. C’est la raison pour laquelle la députée Caroline Persoons et moi-même avons déposé, au Parlement régional bruxellois, un projet réglementaire qui a malheureusement été rejeté par la majorité au mois d’avril dernier. Un refus d’autant plus surprenant que cette initiative était directement soutenue par les représentants des sociétés ambulancières, un refus d’autant plus interpellant qu’il est proposé d’attendre les conclusions des débats avec le fédéral... reportés sine die !

Pendant ce temps, des décrets s’appliquent déjà à Charleroi ou à Eupen, pas à Bruxelles. Dommage pour les Bruxellois...

Françoise SCHEPMANS
Députée bruxelloise (MR)

Vers une couverture hospitalisation complète pour tous les citoyens belges !

La Belgique bénéficie d’un système de soins de santé de qualité. Cependant, avec l’évolution des pratiques et des technologies médicales, les dépenses en soins de santé – coûts à charge du patient, suppléments d’honoraires et suppléments pour matériel – ne cessent d’augmenter. Cette charge est de plus en plus lourde tant pour les finances de la Sécurité Sociale que pour les malades. De ce fait, de plus en plus de Belges sont poussés à recourir à des assurances maladie complémentaires, soit auprès d’une mutuelle, soit auprès d’un organisme privé, afin de garantir leur prise en charge à l’hôpital. Si les produits des mutuelles restent abordables, ce n’est pas le cas des assurances privées. Par conséquent, le modèle de santé belge se dirige de plus en plus vers une médecine à deux vitesses : ceux qui peuvent s’assurer contre les risques financiers liés à une hospitalisation et ceux qui sont dans l’impossibilité de le faire.

Face à cette situation, le cdH tire la sonnette d’alarme. Nous considérons en effet que l’assurance maladie obligatoire est incomplète et ne remplit pas entièrement le rôle qu’elle est censée assumer : assurer un individu face aux risques financiers de soins en cas de maladie.

Une couverture 100% hospitalisation pour tous les citoyens : tel est l’objectif social que nous voulons atteindre. C’est ainsi que le cdH propose d’intégrer dans l’assurance maladie obligatoire le remboursement de l’ensemble des coûts d’hospitalisation. Cette garantie devrait être accordée à tout patient, sans exclusion, soigné en chambre commune ou à deux lits, moyennant le paiement d’une franchise de maximum 200 eu. par admission. C’est financièrement réaliste et réalisable : en 2009, le solde positif dans l’assurance maladie obligatoire était de 950 millions eu. Selon certaines estimations, un budget complémentaire de 50 millions suffirait à garantir une couverture complète de tous les frais hospitaliers en chambre commune ou à deux lits.

Pour le cdH, appliquer une couverture 100% hospitalisation doit aller de pair avec un contrôle plus rigoureux des suppléments hospitaliers, qui tendent de plus en plus à devenir un financement alternatif des hôpitaux, et cela à charge du patient.

Joël RIGUELLE
Député bruxellois Président du groupe cdH

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