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Débats n°57

Notre rubrique « Débats » donne la parole aux groupes politiques démocratiques.

 Les débats parlementaires, largement transparents...

S’ils ne bénéficient pas encore d’une chaîne TV particulière, comme au Canada par exemple, sachez que vous pouvez suivre en direct sur votre ordinateur non seulement les séances plénières des assemblées parlementaires de la Région bruxelloise, de la COCOF et de la COCOM, mais également les débats en commission.

Il suffit de rejoindre le site du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale (qui inclut la COCOM) ou du Parlement francophone bruxellois (ou COCOF), de pointer l’onglet « calendrier / agenda parlementaire » et de cliquer dans le tableau sur l’icône « diffuseur » de la commission ou de la plénière que vous voulez suivre.

Les commissions de la Santé ou des Affaires sociales ont lieu en général respectivement le jeudi après midi ou le mercredi matin, tous les quinze jours, au Parlement bruxellois ; elles ont lieu également le mardi, tous les quinze jours, au Parlement de la Communauté française.

C’est comme si vous y étiez ! Et d’ailleurs si vous voulez y être, souvenez-vous que toutes les séances sont publiques en plénière comme en commission. Vous n’aurez pas le droit d’intervenir, par contre vous pourrez apprécier qui intervient et de quelle manière, qui est là et qui n’est pas là... et ce que les ministres répondent aux questions des parlementaires.

Ceci est vrai pour toutes les assemblées représentatives : Chambre des Représentants et Sénat, Parlements régionaux ou communautaires. Un badge contre une pièce d’identité à l’entrée, et la route des tribunes publiques vous est ouverte. Pas besoin d’une invitation officielle, donc. Cela fait partie de la bonne santé de la démocratie. Les assemblées bruxelloises siègent 67 rue du Lombard et celles de la Communauté française 72 rue Royale... A bientôt ?

Jacques Morel
Député bruxellois Ecolo

Face au vieillissement de la population, développons des formes alternatives de soin !

Le maintien des seniors à domicile est devenu une véritable priorité politique. Et pour le cdH, la nature et la qualité de nos structures ainsi que la question des soins alternatifs doivent être envisagées dans le cadre d’un continuum de soins et de services.

Le protocole 3, conclu entre l’Etat fédéral et les Régions et Communauté en 2005 pour une période de six ans, a pour objectif de développer des formes alternatives de soins pour permettre le maintien à domicile, soutenir le soignant de proximité et évaluer la demande en soins des personnes âgées. Il représente un budget d’environ 174 millions d’euros et permet notamment aux Communautés et aux Régions de reconvertir des lits de maisons de repos pour personnes âgées (MRPA) en équivalents maisons de repos et de soins (MRS). Grâce à ce budget, 19 projets ont pu être introduits en Région bruxelloise.

Pour le cdH, il est indispensable de poursuivre cette politique et de pouvoir proposer aux « grands seniors » un continuum de soins optimal entre le domicile et l’hôpital, ainsi qu’entre les structures intermédiaires de santé telles que les centres de revalidation, les maisons de repos et de soins, les maisons de repos organisant de courts séjours, les centres de soins de jour, etc.

Nous rappelons qu’un nouveau protocole d’accord a été négocié lors d’une conférence interministérielle fin 2009. Le but : poursuivre les projets en cours et transformer les formes alternatives de soins développées dans les différentes Communautés et Régions en nomenclature INAMI, applicable de la même façon sur la totalité du pays.

Pour nous, dans une région comme Bruxelles, les soins alternatifs doivent avoir pour ambition de faire de la personne âgée un citadin à part entière. Et cela contrairement aux solutions qui en font des citadins entièrement à part !

Joël Riguelle
Président du groupe cdH au Parlement Francophone Bruxellois

Bruxelles : faire face au « boom démographique »

Depuis plusieurs années, la population bruxelloise augmente et les analyses du Bureau du Plan prévoient encore une croissance importante pour l’avenir. Ainsi, Bruxelles compterait plus de 240.000 jeunes de moins de 14 ans dans dix ans, soit 6.000 de plus qu’aujourd’hui. Cela suppose d’envisager des mesures pour les accueillir, que ce soit en crèche ou à l’école, pour les soigner, pour loger ces familles.

Force est de constater aujourd’hui qu’il manque une réflexion prospective plus générale. En effet, si certaines communes (Schaerbeek, Woluwe-Saint-Lambert...) ont analysé leurs futurs besoins de crèches et écoles et ont adopté des projets d’augmentation de places, ce travail devrait être réalisé au niveau de tout le secteur de la petite enfance et du monde scolaire. Les pouvoirs publics mais aussi les associations actives dans les secteurs de la santé, de l’accueil de la petite enfance, de l’enseignement, etc., doivent dès aujourd’hui envisager tout ce qui est nécessaire pour répondre à cette augmentation de la population.

C’est pourquoi nous demandons avec insistance :

  • l’augmentation, dès maintenant, du nombre de places d’accueil de la petite enfance avec, entre autres, un soutien aux gardiennes privées et projets de partenariats public/privé, les pouvoirs publics seuls étant dans l’incapacité financière et matérielle de faire face aux demandes actuelles et futures des parents ;
  • une analyse des offres de places dans les écoles primaires et secondaires de la Région bruxelloise et l’élaboration, pour chaque pouvoir organisateur, d’un plan d’augmentation de l’offre ;
  • une analyse prospective des besoins tant de l’offre médicale – entre autres pour les consultations ONE, la prévention et l’éducation sanitaire – que de l’offre de services ambulatoires et hospitaliers.

Gouverner c’est gérer le quotidien mais c’est aussi prévoir. Donnons à Bruxelles la chance de réussir avec qualité ce défi démographique.

Caroline Persoons
Députée MR-FDF

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