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STOP OU ENCORE ? Une rencontre des organismes de formation des relais de promotion de la santé

Cultures et Santé – Promosanté ASBL a pris l'initiative d'inviter les organismes de formation de relais à se rencontrer le 7 juin à Namur. Evénement ponctuel ? Rencontre inaugurale d'un processus à plus long terme ? On le saura bientôt... En attendant, l'association retrace ici le cheminement qui l'a conduite à prendre cette initiative.

Cultures et Santé – Promosanté développe des projets de promotion de la santé avec les publics fragilisés à Bruxelles et déploie aussi, en Communauté française, des actions visant à soutenir les intervenants dans leur questionnement en tant que relais possibles de promotion de la santé : questionnement sur la santé dans le milieu de vie, à partir des multiples facteurs qui la déterminent (bio-psychologiques, socio-économiques, environnementaux...) avec une attention particulière pour les dimensions culturelles.

C'est ainsi que nous proposons notamment des formations qui s'adressent à des professionnels de différents profils – disons d'une façon très large qu'ils appartiennent au champ médico-psychosocial ou encore au monde de l'éducation. Ces formations visent à développer chez eux des attitudes et des aptitudes qui favorisent une approche réfléchie de l'usager tel qu'il est et là où il est, motivé par ses besoins propres, et impliquant une mise en valeur de ses forces et ses ressources. Ceci aussi bien dans les interactions duales ou familiales de la relation d'aide ou de soin que dans des actions de promotion de la santé auprès de groupes.

Besoins : lesquels, et de qui ?

Depuis longtemps, une de nos préoccupations est de proposer à ces professionnels une offre de formation la plus pertinente possible, la plus adéquate à leurs besoins mais aussi bien sûr aux besoins de "leurs" usagers. Les recueils d'attentes et leur analyse, réalisés à l'occasion des demandes de formation qui nous sont faites, les motifs des consultations auprès de notre centre de documentation ainsi que d'autres modes d'investigation (consultation des CLPS, par exemple) sont les méthodes que nous avons utilisées jusqu'à présent pour favoriser la pertinence de nos offres de formation.

Mais définir les besoins en formation n'est pas toujours facile, et ce pour plusieurs raisons. Il y a les questions de contexte, et parmi celles-là : faut-il analyser les besoins en partant des usagers, en partant des professionnels eux-mêmes, ou encore de leurs employeurs ? Dans le champ de l'interculturel, notamment, il n'est pas rare que les attentes ou les besoins perçus au niveau des usagers et au niveau des professionnels divergent considérablement. Dès lors se pose aussi une question de moyens : comment sensibiliser les relais à l'utilité de développer certains savoir être et savoir-faire ? Mais aussi : comment agir sur les contextes qui favoriseront ou, au contraire, entraveront l'appropriation des acquis dans le milieu de travail, une fois la formation terminée ? Nos moyens et nos contraintes limitent aussi les investigations envisageables.

Enquête auprès des opérateurs de formation

Dès lors, dans un premier temps, nous nous sommes dit que nous n'étions peut-être pas seuls à nous poser ces questions, et qu'une partie des réponses pouvaient sans doute se trouver chez nos "confrères formateurs", pour désigner ainsi les organismes proposant des formations à des publics analogues aux nôtres ou voisins de ceux-ci. Nous avons décidé d'enquêter par écrit auprès de ces organismes, pour mieux les connaître et pour tester leur motivation à se rencontrer. Le fichier d'adresses ne fut pas facile à délimiter : en effet, existe-t-il une définition univoque du relais – ou de l'acteur – en promotion de la santé ? Une définition univoque de ce qu'est une formation ?
En tâtonnant, nous avons fini par établir une liste de 55 organismes auxquels nous avons envoyé un questionnaire d'enquête (voir tableau). Cet envoi était immédiatement suivi d'un contact téléphonique visant à expliquer nos objectifs. Notons que nous ne prétendions pas cette liste exhaustive, pas plus que nous ne pouvions la garantir exempte d'organismes ne s'identifiant pas comme opérateurs de formation.

Un processus questionné

Pendant la durée de cette petite enquête, nous nous efforcions d'avancer dans la construction d'une journée qui serait un partage de connaissances et de réflexion sur les besoins de formation des relais. Mais, au milieu de ce processus et au fil de nos réunions avec le CLPS de Bruxelles, qui nous apportait son appui méthodologique, nous avons remis en question ce processus. Nous avions bien conscience de nous avancer seuls sur une route où rien ne disait que nous trouverions forcément des compagnons. Finalement, il nous a semblé plus opportun, pour cette première rencontre, de mettre en veilleuse notre préoccupation première – les besoins des relais – afin de favoriser l'émergence des préoccupations prioritaires de chaque participant ce jour-là.

Entre-temps, les questionnaires remplis continuaient à nous parvenir. Nous en avons reçu 17. Nous ne pouvions que nous réjouir que, sur les 15 répondants qui se reconnaissaient effectivement comme organismes de formation, tous étaient prêts à répondre à une invitation. Pour être honnête, trois d'entre eux émettaient cette acceptation de façon conditionnelle... sous réserve d'un objectif clair.

L'objectif... et la méthode

Au terme de cette évolution, l'objectif que nous proposons pour cette rencontre a été redéfini. Il s'agira pour les personnes présentes – représentants d'opérateurs de formation, de centres agréés et de services communautaires – d'élaborer ensemble pour la fin de la matinée une réponse aux deux questions suivantes, emboîtées l'une dans l'autre :

Serait-il pertinent de renforcer les échanges entre organismes formateurs ?Si oui, à la poursuite de quels objectifs ?

Cet objectif peut sembler modeste ou même "minimaliste"... mais peut-être pas tant qu'il n'y paraît. Plusieurs types d'enjeux sont potentiellement à l'œuvre dans une telle rencontre. Le terrain d'échange peut dépasser le simple cadre de l'inventaire – mieux se connaître, échanger sur nos pratiques – pour se transformer en quelque chose d'autre, comme, peut-être, une collection de forces. La matinée sera introduite par une présentation des résultats des questionnaires, traités de façon anonyme. Ensuite, la dynamique sera orchestrée par l'animateur du jour : Walter Pierre, de l'ASBL Trigone. Il proposera aux participants de travailler en atelier autour d'une série de sous-questions. Le résultat de ce travail sera ensuite mis en commun. Si des perspectives se dégagent, un ancrage dans le concret leur sera donné.

Marianne FLAMENT - Formatrice
Cultures et Santé - Promosanté ASBL
Tél. 02/558.66.10
www.cultures-promosante.be
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