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GARANCE asbl : « Mieux vaut prévenir que guérir »

Une nouvelle année se dessine mais les violences, elles, persistent. Les victimes sont des filles, des femmes, mais pas uniquement… Cela touche également des garçons, des hommes. Des associations bruxelloises se mobilisent depuis des décennies. L’asbl Garance fait partie de ces acteurs de terrain qui proposent des solutions adaptées.

Bruxelles en chiffres

 A Bruxelles, en 2016, 2300 plaintes pour violences conjugales ont été répertoriées, mais ce n’est pas tout. Quelque 500 plaintes pour violences sexuelles, dont 45 concernent des viols collectifs1 à l’égard de – jeunes – femmes, ont également été déposées. « Ces chiffres ne représentent que la pointe de l'iceberg car la majorité des femmes victimes de violence ne porte pas plainte, par honte, par peur d'être mal reçues ou parce qu'elles pensent que cela ne servira de toute façon à rien. »2

Pour faire face à ces violences, Garance asbl a mis en place des formations d’autodéfense, pour femmes et pour filles : Garance Femmes et Autodéfense féministe pour filles. Pour celle-ci, l’asbl a adapté sa méthodologie et ses outils d'animation afin de travailler avec les filles de 8 à 18 ans. Les ateliers sont organisés en quatre groupes d'âge. Une formation spécialisante pour les formatrices d'autodéfense qui veulent travailler avec les filles aura lieu d’avril à juin prochain.

Liste non exhaustive des types de violences liées au genre :

• Le harcèlement sexiste (dans l'espace privé, au travail, etc.),
• Les abus sexuels sur enfants (surtout chez les filles),
• Les violences qui touchent spécifiquement certains groupes de femmes (en situation de handicap, migrantes, seniors, lesbiennes et bisexuelles, trans*, travaillant dans la
prostitution...)
• Les violences (psychologique, physique, sexuelle) entre partenaires, etc.

L'autodéfense comme moyen de prévention

« L'autodéfense comme Garance la comprend est une approche globale de prévention des violences qui inclut un travail sur les limites personnelles, comment les identifier, poser, protéger et défendre, ainsi que des stratégies et techniques verbales, mentales et physiques. En donnant des informations correctes sur les violences basées sur le genre, on démystifie ce sujet et donne
aux participantes les clés pour prendre en charge leur propre sécurité », explique la directrice de cette asbl.

Mue par l’envie de préserver la liberté des femmes et de leur donner des clés pour se réapproprier l’espace public et s’y sentir à l’aise3, l’association développe également des projets destinés à des groupes spécifiques.

Garance 55+ a vu le jour suite au constat que les femmes âgées de 55 ans et plus se sentent en insécurité, bien qu’elles soient statistiquement moins confrontées aux violences que les plus jeunes. Ce sentiment d’insécurité pousse ces femmes à réduire considérablement leurs activités culturelles et de loisirs dans la ville. Un groupe de réflexion, des formations d’autoprotection pour acquérir les réflexes nécessaires en cas d’agression, ainsi qu’une formation « d'animatrice paire » ont donc été mis en place.

Femmes migrantes, actrices de leur sécurité et Femmes vivant avec un handicap intellectuel, actrices de leur sécurité : Il s’agit de formations pour des femmes issues de l’immigration ou vivant avec un handicap mental. Au cours de ces formations, elles apprennent à encadrer un groupe de paires pour favoriser les échanges d'expériences et aborder des sujets délicats, comme la sécurité dans l'espace public, les discriminations ou la violence intrafamiliale.

A Bruxelles, la problématique des violences faites aux femmes commence à être prise à bras le corps par des associations, mais les chiffres ne diminuent pas pour autant…


1. Cf. dossier du Bruxelles Santé n°89 intitulé « Les violences faites aux femmes », Question Santé asbl, mars 2018, https://questionsante.org/nos-publications-periodiques/bruxellessante/ anciens-numeros/212-bruxelles-sante-n-89-mars-2018org/nos-publications-periodiques/bruxellessante/ anciens-numeros/212-bruxelles-sante-n-89-mars-2018 ; ou l’article de la RTBF « Violences sur les femmes : les chiffres belges font froid dans le dos », https://www.rtbf.be/ info/article/detail_violences-sur-les-femmesles-chiffres-belges-font-froid-dans-le-dos-fabrice-grosfilley?id=9771294.

2. Irène Zeilinger, directrice de Garance asbl.

3. Cf. dossier du Bruxelles Santé n°88 intitulé « (In)sécurité/Sentiment d’(in)sécurité et santé ? », Question Santé asbl, 2017, https://questionsante.org/nos-publications-periodiques/bruxellessante/anciens-numeros/209-bruxelles-sante-n-88-decembre-2017/1028-in-securite-sentiment-d-in-securite-et-santeperiodiques/bruxellessante/anciens-numeros/209-bruxelles-sante-n-88-decembre-2017/1028-in-securite-sentiment-d-in-securite-et-santeperiodiques/bruxellessante/anciens-numeros/209-bruxelles-sante-n-88-decembre-2017/1028-in-securite-sentiment-d-in-securite-et-sante.

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