logo qs       Facebook  Twitter  header vimeo
Inscription Newsletter  INSCRIPTION NEWSLETTERS  PRESSE

Prévention

Prévention

Aider les services à faire face à la crise sanitaire

 2020 aura été marquée par l’épidémie du Covid-19. Une situation inédite qui a vu une augmentation des problèmes psychosociaux au sein de la population et entraîné une surcharge de travail pour les professionnels de 1ère ligne. Comment protéger aujourd’hui ces travailleurs ? Nous avons interrogé Alain Maron, ministre bruxellois de la Santé et de l’Action sociale (COCOF et COCOM), à ce propos.

Lire la suite...

Une étude pour mieux aider les personnes les plus impactées dans certains quartiers

Bruxelles a beau être prospère et avoir été citée comme la cinquième région la plus riche en termes de PIB par habitant en 2019, elle n’en présente pas moins de grandes inégalités sociales de santé. Si l’existence de ces dernières est connue depuis longtemps, leur répartition territoriale par contre l’était moins jusqu’il y a peu.

Petit retour en arrière. L’Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale, en collaboration avec l’Agence InterMutualiste (AIM), a étudié les inégalités sociales de santé des Bruxellois sur la base des données les plus récentes, et les a pour la première fois cartographiées par quartier. Un ensemble d’indicateurs d’inégalités sociales de santé ont ainsi été retenus et présentés dans « Tous égaux face à la santé à Bruxelles ? »[1], une des dernières publications de l’observatoire. Les cartes permettent de voir combien le fait d’habiter un quartier plutôt qu’un autre n’est pas neutre. Illustration avec trois indicateurs qui, tout en donnant un aperçu de l’état de santé des Bruxellois, donnent des informations différentes, néanmoins très intéressantes.

« Les habitants des quartiers pauvres ont deux fois plus de risque de souffrir
de diabète que ceux des quartiers riches »

Les habitants de la zone de Bruxelles appelée le « croissant pauvre » (constitué de quartiers formant un croissant autour du centre-ville et qui vont du bas de la commune de Forest jusqu’à Saint-Josse-Ten-Noode[2]) ont par exemple un risque plus élevé de souffrir de diabète. La population de cette partie de la ville, où les revenus sont les plus faibles[3], est en effet deux fois plus exposée au risque de souffrir du diabète que celle des quartiers plus aisés du sud-est de la région (8% vs 4%). Olivier Gillis, directeur de l’Observatoire de la Santé et du Social : « Le diabète est un bon indicateur d’une moins bonne santé dans la mesure où c’est une maladie chronique dont la prévalence croît dans le temps et qui peut avoir des conséquences négatives, notamment au niveau des maladies cardio-vasculaires[4] ».

siteqsbxlsante art carte bruxelles 01 siteqsbxlsante art carte bruxelles 02

Structure spatiale de la Région de Bruxelles-Capitale
en cinq zones (= Carte 2 dans la publication, page 35).

 Diabète standardisé par âge et sexe, Région Bruxelloise,
2016 (= Carte 9 dans la publication, page 41).

 

Des informations inattendues, mais très intéressantes

Les soins dentaires préventifs font partie du deuxième groupe d’indicateurs retenus. « Le recours aux soins dentaires préventifs par exemple ne dit rien de l’état de santé bucco-dentaire, contrairement à l’indicateur diabète, souligne Olivier Gillis. Il donne une information sur le comportement des personnes par rapport au système de santé. » En Belgique, les soins dentaires sont normalement gratuits pour les enfants jusque 18 ans. Selon l’étude, ce sont essentiellement les enfants des quartiers favorisés, notamment Uccle, qui bénéficient le plus de ce dispositif[5] (25,2% vs 17,8%).

« Il faut être prudent dans l’analyse des chiffres et des conclusions à tirer »

Un constat quasi similaire peut être fait pour les problèmes de santé mentale. Les données étudiées montrent ainsi que 28% des personnes défavorisées déclarent souffrir de troubles dépressifs contre 8,8% pour les plus favorisées. Toutefois, les premières consomment beaucoup moins d’antidépresseurs que les secondes. Comme l’explique le directeur de l’observatoire : « La consommation d’antidépresseurs n’est pas forcément un bon indicateur de l’état de santé mentale des personnes, contrairement à ceux précédemment exposés qui reflètent davantage la réalité. Ce résultat vient rappeler qu’il faut être prudent dans l’analyse des chiffres et des conclusions que l’on peut en tirer. »

Les objectifs de l’étude
Le premier objectif poursuivi par les chercheurs était d’avoir une idée par quartier de la problématique des inégalités sociales de santé et de la répartition géographique de toute une série d’indicateurs. Le deuxième, faisant suite à une demande politique, était de fournir une meilleure information sur l’état de santé au niveau local. Dans le but de développer des actions plus locales et plus ciblées. L’accord de gouvernement bruxellois prévoit ainsi de déployer des contrats social santé au niveau local, avec une attention particulière à l’axe prévention-promotion de la santé. Enfin, l’étude est aussi un outil mis à la disposition des professionnels actifs dans les quartiers identifiés par l’étude.

Pour télécharger l’étude « Sarah Missinne, Hervé Avalosse, Sarah Luyten, Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale. Tous égaux face à la santé à Bruxelles ? Données récentes et cartographie sur les inégalités sociales de santé. Commission communautaire commune. Bruxelles, 2019 » : https://www.ccc-ggc.brussels/sites/default/files/documents/graphics/dossiers/dossier_2019-2_inegalites_sociales_sante.pdf

Anoutcha Lualaba Lekede

Riche, la Région de Bruxelles-Capitale l’est certainement en termes de PIB. Paradoxalement, les inégalités sociales de santé y sont aussi importantes. Une enquête récente a enfin permis d’épingler les quartiers où sévissaient certaines fauteuses de troubles…

 

[1] Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale. Tous égaux face à la santé à Bruxelles ? Données récentes et cartographie sur les inégalités sociales de santé. Commission communautaire commune. Bruxelles, 2019.
[2] Il s’agit de Saint-Josse, d’une partie d’Anderlecht, de Forest, de Molenbeek, de Schaerbeek, du bas de Saint-Gilles et du sud de Laeken.
[3] Ces personnes habitent les quartiers où résidaient autrefois les ouvriers du 19e siècle. Les logements y sont plus vétustes et souvent de moins bonne qualité. Ils sont malheureusement occupés par un nombre important de familles avec enfants.
[4] En effet, les maladies cardio-vasculaires sont une des premières causes de mortalité.
[5] L’étude s’est également intéressée à des adultes qui avaient eu un contact avec un dentiste au cours des trois dernières années. De nouveau, ceux des quartiers où les revenus étaient plus élevés avaient vu le plus un dentiste. Cependant, l’analyse montre aussi qu’il y a un problème de sous-consommation globale des soins dentaires préventifs au niveau de toute la région.

Les associations face au management et à l’inflation administrative

Le Collectif 21 organisait une rencontre le 20 février 2020 pour aborder les enjeux idéologiques et économiques du nouveau Code des sociétés et des associations (CSA) :

« De la loi sur les asbl de 1921 au nouveau Code des sociétés et des associations, registre UBO, Règlement général sur la protection des données… les associations sont confrontées à une inflation administrative, à des exigences de management, à des contrôles et des sanctions accrues qui mettent à mal leur liberté et leur spécificité non marchande. Cette rencontre affronte les questions que les implications pratiques de ces réformes posent : quelle est la politique qui les sous-tend ? Comment les associations peuvent-elles préserver leur autonomie ? »

Le nouveau CSA, un objectif caché : le nettoyage administratif

Avec plus de 170.000 asbl en Belgique, le monde associatif recouvre de grandes diversités. Les asbl sont de tailles très différentes et vivent des réalités variées : entre la structure hospitalière qui compte plusieurs milliers de travailleurs et un grand nombre de petites asbl dont certaines portées uniquement par des bénévoles, les réalités sont très différentes. Le monde associatif est un vivier d’initiatives multiples qui contribuent au dynamisme de notre société. Avec les nouvelles exigences juridiques, réglementaires et administratives, que vont devenir les petites associations ? Comment conserver cette vitalité ?

Y a-t-il changement de paradigme ou non… ?

Ce nouveau Code s’inscrit dans le passage de l’état social à l’état social actif, ce qui est déjà un changement de paradigme. Mais les intervenants lors de cette rencontre n’avaient pas tous le même regard sur ces évolutions … Pierre Smet (initiateur du Collectif 21) interpellait et éveillait la conscience, Loïc Bodson (juriste à la Boutique de gestion) éclairait les principaux changements et rassurait, Laure Morelli (socio-politologue IDEJI) attirait l’attention par rapport à certains risques qui pourraient survenir dans les années à venir, Talbia Belhouari (Cocof) évoquait un changement radical dans les cinq ans à venir dans la façon de travailler de l’administration avec les secteurs subsidiés. Des regards différents donc qui nous disent qu’il y a bien débat et nécessité de rester éveillés.

Le secteur associatif va-t-il être marchandisé, privatisé ?

Le nouveau Code des sociétés et des associations ouvre la porte à l’hybridation des financements. Mais comment les associations peuvent-elles se positionner aujourd’hui : est-ce que notre association doit se lancer dans une petite part commerciale, tout en respectant sa nature sociale et sociétale pour témoigner de l’intérêt de son objet social ou est-ce que se lancer dans cette activité ferait fondre les subsides reçus ?

Pour Laure Morelli, « nous sommes réellement dans un changement de paradigme : d’un associatif largement subsidié durant les années 80, nous sommes passés à un associatif subsidié au goutte-à-goutte. Aujourd’hui, le nouveau CSA ouvre la porte à l’associatif en hybridation de financements. Ce changement va-t-il progressivement nous amener vers l’associatif en fonds propres (où il n’y a plus que le commerce) ou vers l’associatif en volontariat ? Un tel glissement s’est déjà produit en Suisse, en Angleterre… »

Un vocabulaire inquiétant

Un participant soulignait l’importance des mots : le vocabulaire utilisé dans le nouveau Code nous fait penser et nous fait agir, non plus comme membre d’une communauté associative mais comme gestionnaire : je ne deviens plus un directeur, je deviens un manager… La transformation des mots induit une transformation de la pensée.

A cela se rajoute un glissement vers la philanthropie, le crowfunding… L’ouverture aussi à des activités commerciales peut amener à réaliser des activités payantes lucratives pendant certaines heures (par exemple, des consultations psy payantes en soirée ou le samedi en dehors des périodes définies par les activités subsidiées). Ou pourquoi pas, pour financer le secteur « assuétudes » et si le cannabis est légalisé, ouvrir des coffee shops ? En bref, quel secteur subsidié voulons-nous ? Quelle place de l’Etat dans le domaine du social, de la santé, de la culture… ?

Aujourd’hui, comment rester vigilants ?

Les questions abordées lors de cette rencontre soulignent l’importance de se regrouper, de construire ensemble l’analyse et les recommandations pour faire face aux défis à venir et garantir la visée sociétale des associations.

En ce sens, les fédérations ont un rôle essentiel pour soutenir ces débats et aussi pour fédérer les ressources administratives et éviter que chaque association ne doive inventer, faire le parcours du combattant pour maîtriser les arcanes juridiques et administratives. Pour alléger les charges administratives qui s’alourdissent, des fonctions pourraient être regroupées et partagées avec l’appui des fédérations : conseil juridique, conseil administratif, conseil prévention et bien-être au travail… les possibilités sont nombreuses.

Collectif 21 est une initiative d’associations présentes dans les champs de la culture, de la santé, de l’éducation, du social… Inquiètes de la récente intégration des asbl au sein du Code des Sociétés et des Associations (CSA), mobilisées par le devenir d’associations militantes et engagées dans les questions sociales, culturelles, de santé…, titillées par les questions démocratiques et participatives que ces transformations pourraient susciter, quelques institutions ont initié le Collectif 21 en vue d’interroger l’histoire et les perspectives des associations en Belgique sous différents angles (psychanalytique et philosophique, administratif et financier, historique, de gouvernance, économique, politique…). Le projet vise également à faire le point sur leur fonction d’innovation sociale, de créativité et de contre-pouvoir ou de résistance. Pour plus d’information ou pour rejoindre le collectif : www.collectif21.be

Echos des politiques

Les élus au Parlement de la Commission communautaire française (COCOF) s’expriment librement au sujet d’actualités relatives à la santé et au social en Région bruxelloise. Interpellations, réflexions et décisions engrangées.

 

Le sucre, l’autre poudre blanche

Le sucre ajouté s’est emparé de notre alimentation, on le trouve dans 80% des produits vendus dans les supermarchés. Particulièrement présent dans les encas et sodas favoris des enfants, c’est devenu un véritable fléau. Certains scientifiques ont même soulevé le fait que le sucre aurait un potentiel addictif plus important que celui de la cocaïne[1].

Contrairement au sucre contenu naturellement dans les aliments, les sucres ajoutés n‘apportent que peu de bénéfice nutritionnel. Selon plusieurs études, cette consommation serait la cause de différents problèmes de santé comme les caries, le diabète, l’obésité et même certaines maladies chroniques… Outre les répercussions en termes de santé publique, les mauvais régimes alimentaires ont aussi un impact financier non négligeable sur la sécurité sociale. Celui-ci avoisine en effet près de 1 à 2% du PIB mondial. 

Le citoyen n’a pas forcément conscience de la présence excessive de sucre ajouté. Les étiquetages nutritionnels restent d’ailleurs souvent mal compris par la population. Afin de pallier ce manque d’information, j’ai interpellé sur la question au sein du Parlement francophone bruxellois. A l’instar du mois de février sans alcool, j’ai proposé aux ministres et parlementaires de montrer l’exemple et de lancer un mois de l’année « sans sucre ajouté » au sein du Parlement. La proposition a été bien accueillie, reste à voir pour sa réalisation…

Jonathan de Patoul,
député DéFI au Parlement bruxellois

[1] Lenoir, Magalie et al. “Intense sweetness surpasses cocaine reward.” PloS one, vol. 2,8. 1/08/2007, ( URL : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1931610 )

 

Plus de souplesse pour les travailleurs en ETA

Ecolo s'engage en faveur d'une société véritablement inclusive, où les personnes handicapées trouvent leur place pleine et entière. D'où notre préoccupation pour leur accès à l'emploi, que facilitent les entreprises de travail adapté (ETA).

L’arrêté relatif aux ETA fixe à 1.450 le nombre de travailleurs handicapés pouvant être employés dans ces structures. Il s’agit d’un quota maximum, subsidié par les pouvoirs publics pour couvrir la productivité des employés. Depuis des années, la Fédération Bruxelloise des ETA demande sa comptabilisation en équivalents temps plein plutôt qu’en travailleurs. En effet, la tranche d’âge moyenne des travailleurs concernés est de 47-55 ans, ce qui entraîne de nombreuses demandes de réduction de temps de travail. Ces heures non prestées ne sont pas compensées par d'autres engagements, conduisant à une perte d'environ 5,5% d’ETP. De plus, les ETA sont actives dans des secteurs soumis à la concurrence. Or, qu'une personne travaille à temps plein ou partiel, la subvention est identique. Les directeurs d’ETA privilégient donc l’engagement des temps pleins pour des raisons de productivité. Cette situation contrevient au Décret relatif à l'inclusion, qui exige une adaptation du rythme et des conditions de travail des personnes en situation de handicap. Pour y remédier, un nouvel arrêté permettra à chaque entreprise d'engager un travailleur non-comptabilisé à son quota, à raison de maximum 2,6 %, pour compenser le temps de travail des travailleurs occupés à temps partiel.

Un premier pas dans la bonne direction !

Amhed Moussin,
député Ecolo au Parlement bruxellois

 

Pour une meilleure littératie en santé des Bruxellois.es

La littératie en santé est la capacité des individus à comprendre les informations utiles pour la prise de décision en matière de soins de santé.

Dans une enquête réalisée en 2018, Sciensano a inclus un sondage à ce propos. Le résultat est interpellant : un Belge sur trois n’aurait pas les capacités suffisantes pour prendre des décisions en matière de santé. D’une manière générale, les Bruxellois.es présentent un niveau de littératie moins élevé que leurs voisins flamands. C’est également vrai pour les femmes, les personnes âgées et les personnes à faible niveau d’instruction. On voit donc que le niveau de littératie en santé constitue une thématique importante dans la lutte contre les inégalités sociales en matière de santé. Les personnes avec un faible niveau ont davantage recours aux services de santé d’urgence et connaissent des taux d’hospitalisation plus importants. Cette situation entraîne donc une hausse des coûts pour les patients , ainsi que pour la sécurité sociale.

Au travers de ses compétences en matière de promotion de la santé, la COCOF dispose des ressorts nécessaires pour tenter d’améliorer le niveau de littératie des Bruxellois.es. L’OMS a relevé différentes stratégies qu’il convient de mettre en œuvre pour une meilleure responsabilisation des patients. Dans un souci de justice sociale, il est primordial que nos institutions puissent investir de manière à ce que la population bruxelloise dispose des informations nécessaires face à un système de santé devenant de plus en plus complexe.

Gaëtan Van Goidsenhoven,
député et chef de groupe MR au Parlement bruxellois

 

Ne pas commencer à fumer est la meilleure prévention 

Le 6 novembre dernier, Raphaël, un jeune Bruxellois (18 ans) a succombé des suites d’une infection pulmonaire, qui serait liée à l’usage de la cigarette électronique. Les médecins incriminent un type particulier d’huile de vapoteuse (huile de CBD). Selon la ministre de la Santé Maggie De Block, « Le décès du jeune homme est bien en lien avec l’usage de la cigarette électronique ». Par ailleurs, le SPF Santé déconseille d’acheter des liquides e-cigarettes sur Internet ou de fabriquer ces produits soi-même.

Nombre de fumeurs ont opté pour la vapoteuse pensant qu’elle serait une alternative au tabagisme, mais ce cas malheureux démontre qu’il n’en est rien. Les Etats-Unis sont confrontés à plusieurs cas de maladies respiratoires inexpliquées si ce n’est par le fait que tous les malades consommaient du cannabis au moyen de ces appareils électroniques. C’était également le cas de Raphaël. L’Etat de New-York a décidé d’interdire les produits de vapotage aromatisés. La Suisse connait également un cas de décès dû à la vape. A la suite d’une épidémie importante de détresses pulmonaires chez les jeunes, l’Inde a interdit la production, l’import et le stockage de cigarettes électroniques.

J’ai interpellé le Ministre COCOF de la Santé, Alain Maron, le vendredi 17 janvier 2020. Comme nous ne disposons pas de monitoring suffisamment complet par rapport à l’usage de la vape et ses risques véritables, je l’ai interrogé sur la prévention à mettre en place et l’organisation éventuelle d’une CIM Santé cigarette électronique. Mais une chose est certaine, la meilleure des préventions en la matière reste de ne jamais commencer à fumer.

Jamal Ikazban
député et chef de groupe PS au Parlement bruxellois

 

« Les animations EVRAS, une arme redoutable pour changer le monde »

Résultant d’un protocole d’accord conclu entre la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Wallonie et la COCOF en 2013, l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) vise à accompagner un public jeune dans le développement de leur vie sexuelle et affective. Les animations leur apportent une information fiable et adéquate sur ces éléments essentiels respectant en cela le droit d’accéder à la meilleure santé en matière de sexualité et de reproduction reconnu par l’ONU dans le cadre de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement de 1994.

Récemment, une adolescente - pourtant sensibilisée aux dangers du syndrome du choc toxique lié à l’utilisation d’un tampon - est décédée. Maëlle avait 17 ans et elle prenait toutes les mesures nécessaires pour éviter que son moyen de protection hygiénique devienne une menace à sa vie. Il est essentiel de sensibiliser, dès les premières règles, les jeunes filles aux produits parfois nocifs qu’elles sont obligées d’utiliser parce qu’elles sont des femmes.

Mais l’EVRAS, c’est aussi un outil indispensable permettant d’endiguer les problèmes d’inégalités, de violence, de harcèlement moral et sexuel ainsi que les stéréotypes de genre dès les premières relations sexuelles et affectives. La généralisation des animations est un enjeu fondamental qui doit se poursuivre.

Gladys Kazadi,
députée cdH au Parlement bruxellois

 

Effacer les filtres
Clicky