Une seule santé : décloisonner pour réduire les inégalités
A Bruxelles, les inégalités de santé ne se jouent pas uniquement dans l’accès aux soins. Elles se construisent bien en amont, dans la qualité de l’air, du logement, de l’alimentation, de l’environnement de vie et de travail. C’est là que l’approche One Health prend tout son sens politique.
Pour DéFI, penser la santé impose de sortir des silos. Les politiques de santé, d’environnement, de logement, de mobilité et de lutte contre la pauvreté doivent être articulées, car leurs effets sur la santé sont cumulatifs. La pollution de l’air, l’exposition aux nuisances environnementales ou le manque d’espaces verts touchent d’abord les publics les plus précarisés. Ignorer ces déterminants, c’est accepter que les inégalités sociales deviennent des inégalités sanitaires durables.
L’approche One Health permet aussi de passer d’une logique curative à une logique préventive, plus juste socialement et plus soutenable budgétairement. Investir dans un environnement sain, c’est réduire la pression future sur notre système de soins et renforcer la résilience collective face aux crises sanitaires.
À Bruxelles, cette approche doit devenir un réflexe de gouvernance : évaluer l’impact sanitaire des politiques publiques, coordonner les niveaux de pouvoir, et soutenir les acteurs de terrain qui agissent déjà à l’interface entre santé, social et environnement.
DéFI défend une santé publique qui, en transversalité, protège à la fois les personnes, leur cadre de vie et l’avenir de notre Région.
Gisèle Mandaila, députée pour le Groupe DéFI au Parlement francophone bruxellois