L’activité physique selon l’OMS
Le terme activité physique donne spontanément à penser au sport ou aux loisirs. L’OMS en propose une vision bien plus large. Elle la définit comme tout mouvement corporel produit par les muscles squelettiques, qui requiert une dépense d’énergie. Cette dépense étant significativement plus élevée que dans la dépense énergétique au repos. Cela concerne, bien sûr, les activités de sport et de loisirs actifs mais aussi les transports actifs (marche ou vélo), les activités professionnelles (autres que devant un écran…) ou scolaires, sans oublier les tâches ménagères…
L’activité physique varie en termes d’intensité. Elle peut être légère (se lever, se tenir debout, marcher lentement, rouler en vélo électrique…). Elle peut être modérée quand elle augmente sensiblement le rythme cardiaque (marche soutenue, activités de nettoyage actives …) ou encore élevée (course à pied, grimper rapidement une côte, pratiquer un sport de compétition…)
À côté de ces activités physiques d’intensités diverses, il y a l’activité physique « zéro », celle de la faible énergie dépensée au repos (position couchée, sommeil), allongée ou assise (regarder la télévision, lire, scroller sur son téléphone, …) puisque les muscles ne sont quasi pas sollicités. On parle alors de « sédentarité ». Le temps passé devant un écran est devenu, aujourd’hui, un indicateur de cette sédentarité. Il faut cependant attirer l’attention sur le fait qu’un individu peut très bien pratiquer une activité physique d’une heure tout en restant largement sédentaire quand il passe sept autres heures de son temps devant un écran…
La distinction de l’activité physique en termes d’intensité relève d’une approche biologique et quantitative. Il est possible de mesurer la dépense énergétique de chaque activité au moyen d’une unité de mesure appelée MET. 1 MET correspond à la dépense d’énergie au repos, l’activité physique modérée se situant généralement entre 3 et 6 MET.
Mais l’activité physique est bien plus riche que son simple calcul de dépense énergétique. Ainsi, Piggin, en 2020, insiste sur le fait qu’elle est vécue dans des contextes sociaux, culturels, climatiques, urbanistiques… particuliers. Elle est influencée par les intérêts, les émotions, les idées, les normes sociales et les relations des individus qui la pratiquent. Elle se vit aussi dans des contextes personnels propres à chacun (émotions, motivation, vécu personnel, image de soi, santé mentale, période « fragile » de transition liée à l’âge, à la profession, à la vie familiale…).