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40 ans de Question Santé - Campagnes Question Santé : Des affiches et des mots

Le 22 octobre 2021, Question Santé passera le cap de la quarantaine ! Retour sur les 40 ans de l'asbl. 

L’une a vu le jour en 1984. Elle parle de déprime, de solitude, de chômage. L’autre est toute fraîche, en lien avec une saleté de virus qui perturbe nos vies et nos santés mentales. Mais, de manière étonnante, malgré tant d’années de différence et des points de départ non similaires, ces campagnes d’affichage portées ou soutenues par Question Santé présentent des éléments communs. Comment est-ce possible ? 

Flash back. En 1984, à l’initiative de Question Santé, des affiches sont placardées sur les murs bruxellois, dans des associations ou des locaux d’organismes sociaux ou de santé, puis dans les rues et dans les trams. En noir et blanc, ces photos et ces slogans interpellent les passants ou le public. Solitude, chômage… « Les médicaments n’y changeront rien », assurent-elles. L’une des affiches suggère aussi d’en parler à son médecin ou bien de contacter une des adresses ou un des numéros fournis. 

Fondamentalement, à l’époque, Question Santé veut sensibiliser le grand public et les prescripteurs à l’égard de la consommation (trop) élevée de tranquillisants. Via cette campagne, Question Santé entend surtout susciter le débat. Après tout, comme le rappelle l’ancien directeur Patrick Trefois, «Question Santé avait été fondée aussi pour redonner du pouvoir à la relation de soins en donnant à chacun les moyens de réfléchir et de discuter. » En tout cas, la campagne fait mouche : largement médiatisée, elle suscite de nombreuses réactions. L’objectif d’ouvrir la discussion est largement atteint… 

Autre temps, autre mœurs ? Pas sûr ! Comme l’explique Delphine Matos da Silva, coordinatrice et responsable du Service Promotion Santé, sous l’impulsion de la Ligue Bruxelloise de la Santé Mentale et avec divers partenaires dont Question Santé, la campagne récemment affichée sur les murs et les panneaux bruxellois (ou via les réseaux sociaux ou sur certains lieux de vie comme les Maisons de repos et de soins ou les Centres de santé mentale) a voulu, elle aussi, sensibiliser. Comme par exemple, sur ces affiches qui indiquent : « Ce qui m’a le plus manqué, c’est… » ou « Au quotidien, ce qui m’aide, c’est… » avant le slogan : la crise et ses changements, parlons-en… Bref, la campagne  invite à la réflexion en cette période de perte de liens et de discours anxiogènes. Et elle suggère qu’il y a, en chacun, des ressources pour penser son bien-être et celui des autres, sans se précipiter forcément vers des solutions « médicalisantes »…

En 1984 comme en 2020-2021, deux campagnes sont donc venues rappeler qu’on n’avait encore rien inventé de plus malin, pour aller mieux/bien (au moins dans sa tête), que le dialogue, la parole, la capacité de réfléchir, de prendre du recul, de (re)prendre confiance en soi, de trouver d’autres solutions que celles qui paraissent évidentes. 

Si, à près de quarante ans de distance,  Question Santé a participé à ces deux salves appelant au dialogue et à la réflexion, est-ce vraiment un hasard ? 

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