La promotion de la santé pour agir sur les déterminants de la santé
La crise sociale à Bruxelles s’aggrave. L’Observatoire de la Santé et du Social confirme que la pauvreté progresse, avec des conséquences directes sur la santé. La pauvreté gagne du terrain et son impact sur la santé fait que nous ne sommes pas tous égaux face à la mort. Il existe un fossé de cinq ans d’espérance de vie entre la population des communes les plus riches et les plus pauvres.
Promouvoir la santé, c’est agir sur les causes. Le logement en est un exemple frappant : 30 % des Bruxellois vivent dans des logements humides ou mal isolés. Une fois le loyer payé, certaines familles n’ont plus que 13 € par jour pour vivre. La politique régionale du logement n’est pas à la hauteur des enjeux concernant ce déterminant décisif. C’est pourquoi améliorer les conditions de logement est pour le PTB une priorité absolue.
Il faut souligner le travail des acteurs de terrain, comme la Fédération bruxelloise de la promotion de la santé, qui se penche sur la prévention et les déterminants sociaux. Dès 2021, elle a publié un plaidoyer pour un financement pérenne et structurel de la promotion de la santé. Une demande qui n’a pas été entendue par la COCOF.
Entretemps, le Gouvernement bruxellois et le fédéral annoncent des coupes dans
d’autres matières qui touchent précisement aux déterminants sociaux, comme l’accès aux soins de santé et aux services sociaux. Évidemment, la situation se dégrade, avec une hausse du renoncement aux soins pour des raisons financières.
Au PTB, on s’inquiète de cette évolution et on plaide pour la revalorisation du travail, des investissements dans les services publics et le respect de la norme de croissance dans les soins de santé pour garantir une vie digne pour tous.
Françoise De Smedt, députée et cheffe de groupe PTB au Parlement francophone bruxellois