Politiques de santéVeille en PS
02.06.2026
Numero: 26

Veille en promotion de la santé, sur les bancs du Parlement francophone bruxellois

« Veille en promotion de la santé, sur les bancs du Parlement » rend compte d’une sélection d’actualités du Parlement francophone bruxellois, en lien avec la promotion de la santé et le social-santé de façon plus large. Le but : informer sur des sujets sur lesquels cette Assemblée et ses membres ont planché, s’interrogent, interpellent ou encore ont pris des décisions contraignantes.

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En date du 4 mars 2026, Farida Tahar, parlementaire Ecolo, posait une question écrite à propos du doublement annoncé du budget de la promotion de la santé et se demandait s’il s’agissait exclusivement de nouveaux moyens ou s’il incluait des redéploiements internes. Elle se demandait par ailleurs si la simplification du paysage social-santé annoncée ne risquait pas de mener à une perte de la diversité territoriale de l’offre.

Dans sa réponse écrite consignée dans le Bulletin des questions et réponses du 17 avril 2026, le ministre-président Ahmed Laaouej a bien confirmé un renforcement significatif des politiques de promotion de la santé « comme levier essentiel pour prévenir les inégalités de santé et agir en amont des problématiques sanitaires. Les modalités concrètes de mise en œuvre de cet engagement seront précisées dans le cadre des travaux budgétaires à venir, lors de l’ajustement du budget 26 et suivants. L’objectif poursuivi est de consolider et de renforcer les actions en PS, en veillant à assurer la cohérence et la complémentarité des dispositifs existants. Ceci doit se faire en bonne intelligence avec l’évaluation et la conception du nouveau Plan de promotion de la santé. » Dans le même document, la ministre en charge de la promotion de la santé Karine Lalieux confirme cette orientation.

Quant à la simplification du paysage social-santé, le ministre-président vise avant tout à améliorer la lisibilité et la coordination des politiques publiques, pour les citoyen·nes et les professionnel·les, avec une harmonisation des réglementations et obligations imposées par la COCOM et la COCOF. En termes de financements, il a également mis l’accent sur un système de subventions qui privilégient les agréments et des financements forfaitaires, avec pour but de renforcer la sécurité et la stabilité des opérateur·rices.

Ombuds Bruxelles au Parlement

Le 24 avril dernier, en séance plénière, la médiatrice bruxelloise Catherine De Bruecker, en charge pour un mandat de cinq ans (2022-2026), présentait son rapport annuel 2025 à Rudy Vervoort, président du Parlement francophone bruxellois et à Bertin Mapaka, président du Parlement bruxellois.

Dans les grandes lignes, les constats d’Ombuds Bruxelles portent sur le besoin de clarté des citoyen·nes bruxellois·es pour comprendre leurs droits, de prévisibilité des décisions et des politiques menées afin de pouvoir anticiper, et d’accessibilité des services publics dans leurs contacts, afin de porter plainte, si nécessaire.

Les matières Santé, Aide aux personnes, Bien-être, Famille sont la deuxième source de plaintes introduites, avec 485 plaintes auprès de la médiatrice bruxelloise, après la mobilité et le stationnement (711 plaintes). 323 de ces 485 plaintes ont été clôturées, avec 209 d’entre elles orientées vers la première ligne de l’administration, 80 plaintes recevables et 34 considérées comme irrecevables.

Une des institutions les plus visées dans cette catégorie sont les CPAS, concernant l’octroi d’un revenu d’intégration (RI), d’une assistance financière régulière ou ponctuelle, d’une adresse de référence, d’une intervention pour des frais médicaux ou encore la constitution d’une garantie locative. Les plaintes portent sur des décisions des CPAS, souvent rédigées de manière peu compréhensible pour le citoyen, dans un langage peu clair, avec une motivation trop sommaire ou exclusivement juridique.

Autre motif de mécontentement : le délai de traitement ou l’absence de réponse aux sollicitations, pour ce qui est des demandes d’aides sociales. La question des personnes sans chez-soi et des adresses de référence continue de poser des problèmes, notamment vu la disparité de traitement d’un CPAS à l’autre et la perméabilité des territoires pour ce public extrêmement vulnérable. Sont également pointés : le manque d’effectifs dans le chef des assistant·es sociaux·ales, la difficulté de recrutement.

Autres sujets de plaintes : les transports en ambulance, avec des problèmes administratifs jugés souvent kafkaïens, et les allocations familiales.

Quelle inclusion des personnes en situation de handicap ?

A épingler également comme sujet abordé au Parlement francophone bruxellois, lors de la séance plénière du 7 mai dernier : celui de l’accessibilité des infrastructures sportives aux personnes en situation de handicap, la formation des encadrant·es ou encore la visibilité de l’offre sportive à destination de ce public, comme vecteurs d’inclusion et de participation, soulevé par la député Stéphanie Lange (Les Engagés) et suite à une enquête menée par l’ADEPS sur le sport adapté. Le ministre-président Ahmed Laaouej a répondu à cette question, en mettant en avant le cadastre des infrastructures de la COCOF, le soutien à des initiatives déjà existantes dans le secteur associatif (comme Run and Wheels, Redfoxfootfauteuil ou A.M.A Jeunesse Gym asbl et bien d’autres), une convention existante avec Perspectives.brussels pour augmenter la connaissance du terrain et en soulignant la vertu de l’émulation pour susciter d’autres initiatives en matière d’inclusion.

Lors de cette séance plénière, d’autres interpellations par les différentes formations politiques présentes dans l’hémicycle ont également relevé de nombreux freins à l’accessibilité des services administratifs pour les personnes en situation de handicap, notamment en lien avec la fracture numérique et l’absence d’adaptation des sites. Interpellations suite auxquelles le ministre en charge de cette matière Laurent Hublet a dressé un état des lieux des dispositifs existants et des réalisations en cours et à venir (améliorations du dispositif d’accueil du service Phare, mise en ligne de la plateforme handicap.brussels, analyse des réglementations, reconnaissance unique du handicap à venir, en collaboration avec le Fédéral et les autres entités fédérées…).

Pour accéder à la séance filmée : https://www.youtube.com/live/1VC7y44iSAA (à partir de 26 mn 13)

 

Nathalie Cobbaut

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