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18.08.2026

Le téléphone, canal de communication essentiel au SPSE de Herstal

A l’occasion de la demi-journée vaccination, organisée en juin par l’ONE pour les services de Promotion de la Santé à l’Ecole et les centres PMS-WBE, deux services étaient invités à partager leur expérience.

Au Centre de santé de la Ville de Herstal, une attention particulière est portée à la communication avec les parents au sujet de la vaccination, que ce soit par courrier ou par téléphone.

(Temps de lecture : 4 minutes)

Mini-portrait du service : Centre de santé de la Ville de Herstal

  • L’équipe composée d’un médecin, d’une infirmière à temps plein et d’une administrative.
  • Le service PSE appartient au centre de santé de Herstal. Il a 20 implantations scolaires sous tutelle, ce qui représente 2700 élèves (maternelles, primaires et spécialisé).
  • 4 matinées par semaine sont consacrées aux bilans de santé.

Il y a trois ans, le service PSE de la Ville de Herstal s’est fixé comme objectif d’augmenter le taux de vaccination, notamment pour le RRO et le vaccin DTC polio pour l’ensemble de ses élèves sous tutelle. Pour cela, la première étape était d’optimiser la récolte des informations vaccinales des élèves. Ensuite, le but était aussi d’augmenter l’adhésion des parents à la vaccination.

A la rentrée, c’est la chasse aux données

Au SPSE, chaque année scolaire commence par un état des lieux de la vaccination des élèves de deuxième, quatrième et sixième primaire. Toutes les données de vaccination sont alors encodées dans un tableau Excel, par école et par classe.

Valérie Bertholet, infirmière en santé communautaire : « Ce tableau-là va nous servir toute l’année. Il sera complété au fur et à mesure des bilans de santé. Il nous permet d’avoir une vision plus claire de l’état vaccinal de nos élèves, et d’envoyer des courriers personnalisés en fonction des différents profils. » Les documents relatifs à la vaccination sont distribués aux élèves avec les autres documents concernant le bilan de santé, quelques semaines avant celui-ci.

Un courrier en évolution

Sophie Leblanc, médecin au Centre de santé de la Ville de Herstal : « L’autorisation vaccinale reprend toujours le calendrier de vaccination, ainsi qu’un texte RGPD. Nous avons déjà adapté nos documents à plusieurs reprises. Nous n’avons pas encore le courrier idéal mais nous continuons à y apporter des améliorations. C’est important, car nous travaillons avec une assez grande part de population qui ne maîtrise pas bien le français, qui ne comprend pas toujours le contenu ou ne sait pas trop quoi faire des documents. Aussi, nous nous sommes vite rendu compte qu’il fallait utiliser d’autres canaux de communication que les documents papier. »

« S’il manque des données, nous décrochons le téléphone »

Si les parents en donnent l’autorisation, la vaccination se fait pendant le bilan de santé. Mais il est fréquent que le formulaire soit incomplet ou incorrectement rempli.

« Par exemple, il est déjà arrivé que les parents indiquent que l’enfant a reçu les deux doses de RRO, explique le Dr Sophie Leblanc, mais en vérifiant le carnet de vaccination, on s’aperçoit qu’ils ont confondu avec un autre vaccin. Parfois, nous recevons également des documents mal complétés, ou pas complétés du tout pour différentes raisons, notamment des problèmes de compréhension. Nous contactons alors les parents par téléphone afin de compléter les informations.

Bien sûr, si le parent est tout à fait opposé à la vaccination, nous respectons sa décision. »

Le printemps, deuxième chance pour la vaccination

Le service essaye toujours de réaliser les vaccinations en bilan de santé en début d’année scolaire, entre septembre et décembre. Ensuite, pour les élèves qui n’ont pas pu être vaccinés, le SPSE propose à nouveau, plus tard dans l’année, des séances de vaccination dans les écoles.

Valérie Bertholet précise : « Si les parents avaient indiqué que le vaccin serait réalisé chez le médecin traitant, nous allons systématiquement demander un suivi afin de savoir si cela a été fait ou non. Et si le vaccin n’a finalement pas été réalisé, par exemple parce que les parents n’ont pas eu l’occasion d’aller chez le médecin, on repropose la vaccination. Si le parent accepte, il reçoit un courrier indiquant le nom du vaccin pour lequel il a donné son accord, la date de passage dans l’école et la demande de joindre le carnet ONE ou la carte de vaccination. Pour que la vaccination soit réalisée, ce document doit être signé.

Pour contacter les parents, nous collaborons beaucoup avec l’école, les secrétaires d’école, certaines institutrices aussi, ainsi que les assistantes sociales dans l’enseignement spécialisé. Malgré cela, il reste toujours des parents que l’on n’arrive pas à joindre.

Pour l’année scolaire 2024-2025, en deuxième primaire pour la vaccination RRO2, notre tableau indique un taux de vaccination de 83%, 3% de refus et encore 14 % d’inconnues. Notre objectif est qu’en fin de sixième primaire, un maximum d’enfants soient en ordre de vaccination et que nous ayons récolté un maximum de données vaccinales. »

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