104DossierLa vie des PSE
18.08.2026

Pikou, le hérisson qui donne confiance

Pour un bilan de santé plus serein, il est utile de préparer les élèves en amont, afin d’installer un climat de confiance partagée. De nombreux services PSE déploient des initiatives en ce sens. En voici un exemple. Au service PSE de Saint-Gilles, le hérisson Pikou incarne bien plus qu’une mascotte. Il est le héros d’un outil permettant de préparer la visite en classe, et accompagne les petits (et les grands !) tout au long du bilan de santé.

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(Temps de lecture : 3 minutes)

Rendre l’élève acteur de son bilan de santé, c’est aussi le préparer en amont. Pour qu’il sache à quoi s’attendre, diminuer son stress, l’aider à s’exprimer. Lors de notre visite au SPSE libre de Saint-Gilles, l’équipe nous a présenté leur outil Pikou. « Pikou a été créé en écoutant les jeunes. C’est une initiative qui est venue de l’équipe et qui, aujourd’hui, offre des tas de possibilités et a toujours plus de sens », explique Emmanuelle Caspers, la directrice.

Le petit hérisson Pikou incarne le héros d’une histoire racontée dans un kamichibaï (petit théâtre ambulant permettant de faire défiler les images qui servent de support à l’histoire). Pikou y apparaît dans un décor réalisé avec des photos des locaux du SPSE. Cet outil a été produit par l’équipe afin de préparer les élèves de première et troisième maternelle à la venue en bilan de santé. Le livret et la peluche sont déposés une semaine avant le bilan de santé à l’enseignant ou l’enseignante, qui va parler de la visite à travers cette histoire.

Pourquoi un hérisson ? « Que fait un hérisson pour se protéger ? Et bien nous, c’est la même chose : pour protéger les enfants, on pique. »

Ensuite, lors de leur venue au PSE, les élèves apportent le petit hérisson. Ce sont eux qui l’accompagnent en bilan de santé, et non l’inverse.

Cécile Coste, infirmière au PSE libre de Saint-Gilles : « Quand ils arrivent ici, ils disent : ‘c’est là, on arrive chez Pikou’. Et ils sont presque curieux de vivre ce qu’ils ont vu en images. On ressent une différence quand les petits ont lu l’histoire en classe ou pas. Parce qu’il y a une meilleure relation de confiance. »

Dans le local de biométrie, un gros hérisson en peluche va continuer à créer la relation et à les rassurer. Le hérisson accompagne également les élèves de deuxième primaire pour la vaccination. « Lire l’histoire en classe a généralement déjà ouvert la discussion sur la vaccination. Les élèves sont mieux informés qu’ils vont recevoir un vaccin et, généralement, ils sont moins stressés. »

Emmanuelle Caspers ajoute : « Il s’agit de mettre en place de bonnes conditions. Et c’est aussi une animation santé, mais menée par les enseignants, avec toutes leurs compétences pédagogiques. La santé est donc au programme de la vie en classe, sans même que l’équipe SPSE n’intervienne. »

Informer les profs

Sur chaque page, l’histoire à lire aux enfants s’accompagne de renseignements pour les professeurs. Le PSE constate que cet outil permet également de renforcer le soutien des enseignants. Cécile Coste : « L’air de rien, en lisant l’histoire aux enfants, l’enseignant est plus au fait de ce que nous faisons en bilan de santé et de pourquoi on le fait. Il comprend mieux pourquoi il est important que les enfants aient leur carnet de santé ou leurs lunettes le jour où ils viennent en bilan, par exemple. »

Les grands aussi aiment Pikou

« En fait au départ, on avait pensé Pikou uniquement pour les tout-petits, explique Véronique Caceres, infirmière. Puis on s’est rendu compte qu’avec les grands, Pikou pouvait aussi se rendre utile. Les élèves de quatrième secondaire nous ont dit : ‘nous aussi on veut Pikou !’ Pas l’histoire bien sûr, mais le fait d’avoir quelque chose à manipuler s’ils sont stressés. Maintenant, quand nous allons vacciner les élèves de deuxième secondaire à l’école, on emporte toujours les peluches Pikou. »

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