Le projet : parler du HPV en classe
En pratique, ce projet initié il y a deux ans est déployé dans trois des écoles sous tutelle du SPSE de Virton. Au niveau du calendrier, le service planifie les séances d’information en tout début d’année scolaire, au cours de la première quinzaine de septembre. Les visites médicales des élèves de deuxième secondaire ont lieu dans la foulée, en septembre et en octobre, toujours avant la séance de vaccination. Enfin, la vaccination a lieu à l’école, lors d’une troisième rencontre avec l’élève.
Les animations peuvent avoir lieu dans les classes d’une vingtaine d’élèves (20-25 minutes dans chaque classe), ou avec des groupes regroupant plusieurs classes (entre 45 et 50 élèves), en fonction de l’école.
Au programme de l’animation HPV :
- L’équipe se présente. Ce sont toujours le médecin responsable de l’école et l’infirmière référente qui animent ces séances.
- Explication du déroulement du prochain bilan de santé. L’occasion de dédramatiser, et d’aborder des questions qui animent souvent les élèves de 2ème secondaire, comme : ‘Est-ce que je vais devoir enlever mon t-shirt ? Est-ce que je peux mettre un shorty ? Est-ce qu’on va me toucher ?’…
- Distribution du questionnaire médical et de l’autorisation vaccinale à faire remplir par leurs parents, et du folder de l’ONE « A chaque âge sa vaccination ! La vaccination à 13-14 ans » qui contient un encadré sur le HPV.
- Information sur le papillomavirus : ce que c’est, comment il se transmet, les risques pathologiques… Est ensuite abordée la question du vaccin : comment fonctionne un vaccin, pourquoi on le leur propose, le fait qu’il s’administre en deux doses, les effets secondaires possibles.
- Temps de questions-réponses.
Fabienne Gérard, infirmière : « Lors des séances d’information, on insiste sur le fait qu’ils doivent nous rendre tous les documents complétés avant le bilan de santé. Et cela, que la réponse concernant la vaccination soit positive ou négative. On ne les jugera pas, mais c’est une question de facilité, pour éviter de devoir recontacter leurs parents afin d’avoir une réponse. En général, avec cette façon de faire, la majeure partie des documents nous reviennent. »